
La mort de l’humanitaire française Karine Buisset, survenue le 11 mars 2026 à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, suscite une vive émotion et déclenche une enquête judiciaire en France. Cette employée engagée dans les missions humanitaires travaillait pour l’Unicef lorsqu’une explosion a frappé son domicile. Face à la gravité des circonstances et au contexte de conflit dans la région, les autorités françaises ont rapidement décidé d’ouvrir une enquête afin de déterminer les responsabilités et d’éclaircir les circonstances de ce drame.
Ce 13 mars 2026, le parquet national antiterroriste (PNAT) a annoncé l’ouverture d’une enquête dite « de flagrance contre X » pour meurtre constitutif de crime de guerre. Cette procédure, confiée au pôle spécialisé dans la répression des crimes internationaux, vise à établir les faits avec précision et à déterminer si l’attaque qui a coûté la vie à la travailleuse humanitaire Karine Buisset peut être qualifiée juridiquement de crime de guerre. Les autorités judiciaires françaises entendent également maintenir un lien étroit avec la famille de la victime afin de les tenir informés de l’avancée des investigations.
Une explosion mortelle dans une région en guerre
Le drame s’est produit à Goma, capitale de la province du Nord-Kivu, une région instable située dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Cette zone, est depuis plusieurs années, le théâtre d’affrontements entre l’armée congolaise et plusieurs groupes armés. Le climat sécuritaire y demeure particulièrement fragile. Ce, malgré la présence de missions internationales et d’organisations humanitaires. L’explosion qui a visé la résidence de Karine Buisset intervient dans une période de tension.
Au moment de l’explosion, l’humanitaire française se trouvait dans son logement, situé dans une zone habitée de la ville. Les circonstances exactes de l’attaque restent encore floues. Mais les premières informations évoquent un engin explosif ayant provoqué d’importants dégâts. Les autorités locales et les organisations internationales présentes dans la région se sont rapidement mobilisées pour sécuriser la zone et recueillir les premiers éléments d’enquête.
Une procédure judiciaire française pour crimes internationaux
L’ouverture d’une enquête par la justice française dans ce type d’affaire est une procédure relativement courante. Notamment lorsque des ressortissants français meurent à l’étranger dans un contexte de conflit armé ou d’acte potentiellement terroriste. Le parquet national antiterroriste dispose en effet d’une compétence particulière pour enquêter sur les crimes de guerre, les actes terroristes et les infractions graves commises hors du territoire national impliquant des citoyens français. Cette démarche permet aux autorités judiciaires d’examiner les faits de manière indépendante et de rassembler des preuves susceptibles d’identifier les responsables.
La mission des Nations unies en RDC s’est rendue sur les lieux de l’explosion peu après le drame. Il s’agissait d’effectuer des premières constatations et de recueillir des preuves. Pour l’heure, la procédure reste au stade préliminaire. Si les investigations permettent de réunir suffisamment d’indices, un juge d’instruction pourrait être saisi afin d’approfondir les recherches et d’éventuellement identifier les responsables de l’attaque qui a coûté la vie à l’humanitaire française.




