
La mort d’une humanitaire française travaillant pour l’UNICEF dans la nuit du 10 au 11 mars 2026 à Goma, dans l’Est de la République Démocratique du Congo, a suscité une vive émotion et de nombreuses réactions internationales. Les explosions, attribuées à des attaques de drones, ont frappé une zone résidentielle fréquentée par du personnel humanitaire et des travailleurs d’organisations internationales. Plusieurs personnes ont péri dans cet incident qui intervient dans une période de tensions sécuritaires dans la région du Nord-Kivu.
Des explosions dans l’Est de la République Démocratique du Congo ont fait plusieurs morts. Parmi les pertes en vies humaines attribuées à des attaques de drone, une humanitaire française. La victime, Karine Buisset, participait aux opérations humanitaires menées dans l’Est du pays. Les premières informations indiquent que les explosions ont visé une concession où résidaient plusieurs employés d’organisations humanitaires. Goma, située près de la frontière avec le Rwanda, constitue en effet une base importante pour les opérations de secours. Des aides destinées à des millions de civils affectés par les conflits dans l’Est congolais.
Vives réactions politiques et diplomatiques
La disparition de l’humanitaire française a rapidement provoqué des réactions au plus haut niveau politique. Le Président français Emmanuel Macron a exprimé sa solidarité avec la famille de la victime. Le dirigeant a salué l’engagement de ceux qui œuvrent au service des populations les plus vulnérables. Dans un message publié sur les réseaux sociaux, il a également rappelé l’importance du respect du droit international humanitaire et de la protection du personnel humanitaire.
Au niveau européen, plusieurs responsables ont également fait part de leur inquiétude face à l’augmentation des violences dans l’Est de la RDC. Le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, a estimé que ce type d’attaque ne pouvait être considéré comme un événement isolé. Selon lui, les frappes de drones et autres incidents similaires se multiplient ces derniers mois. Parfois en violation du cessez-le-feu en vigueur. Cette préoccupation est partagée par plusieurs partenaires internationaux.
La communauté humanitaire profondément touchée
Au sein des organisations humanitaires, l’émotion est particulièrement forte après ce drame. La directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, s’est déclarée profondément bouleversée par la mort de sa collaboratrice. L’agence des Nations unies poursuit actuellement ses vérifications afin d’établir les circonstances exactes de l’attaque. En plus d’obtenir davantage d’informations sur cet événement. L’UNICEF mène dans l’Est de la RDC des programmes importants dans les domaines de la santé, de l’éducation et de la protection des enfants touchés par les conflits.
D’autres responsables humanitaires ont également dénoncé une détérioration inquiétante de la sécurité dans la région. Le chef des opérations humanitaires en RDC, Bruno Lemarquis, a condamné une escalade de la violence qui a également coûté la vie à deux civils lors des explosions. Pour sa part, le représentant du Comité international de la Croix-Rouge dans le pays, François Moreillon, a rappelé que les civils et les travailleurs humanitaires doivent être protégés en toutes circonstances. Ce, dit-il, conformément aux règles du droit international humanitaire.
Une sécurité humanitaire de plus en plus fragile
Le drame intervient dans un contexte déjà très préoccupant pour les organisations humanitaires opérant à Goma. Dans cette partie de l’Est de la République Démocratique du Congo les tensions persistent. Depuis plusieurs années, les affrontements entre groupes armés et forces gouvernementales provoquent une grave crise humanitaire. Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri vivent le clavaire. Des millions de personnes ont été déplacées par les violences et dépendent largement de l’aide internationale pour leur survie.
Les acteurs humanitaires alertent, depuis longtemps, sur la réduction progressive de l’espace humanitaire dans cette partie du pays. Les incidents visant les travailleurs humanitaires sont en hausse. Qu’il s’agisse d’attaques directes, de menaces ou d’entraves aux opérations de secours. Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies avait déjà signalé une augmentation préoccupante de ces incidents, en 2025.




