
La ville stratégique de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, s’est réveillée dans la stupeur ce mercredi 11 mars 2026. Des frappes aériennes menées au cœur de la nuit ont visé plusieurs quartiers de cette métropole actuellement sous le contrôle de la rébellion du M23. Les explosions ont touché des zones résidentielles, provoquant d’importants dégâts matériels et faisant plusieurs victimes.
Le bilan humain reste pour l’heure incertain, les autorités locales et les acteurs humanitaires tentant encore d’évaluer l’ampleur des pertes. Cet épisode traduit une nouvelle escalade de la violence dans une région déjà fragilisée par des décennies de conflit.
Le secteur humanitaire frappé en plein cœur
Le drame a pris une dimension internationale avec l’annonce du décès d’une employée de l’UNICEF. Selon des sources concordantes, l’un des engins a directement touché la résidence de cette travailleuse humanitaire de nationalité française. Des témoins sur place rapportent avoir entendu le sifflement caractéristique d’un drone avant une déflagration massive qui a littéralement éventré la toiture du bâtiment. Ce quartier, connu pour abriter des personnalités officielles et des membres de la communauté internationale, se trouve désormais au centre de l’attention médiatique.
Une origine des tirs qui alimente les tensions
Alors que les décombres fument encore, la question de la responsabilité de ces frappes est au cœur de toutes les spéculations. L’Alliance Fleuve Congo (AFC), alliée au M23, pointe du doigt les forces armées de Kinshasa. Elle affirme que les drones auraient été lancés par l’armée régulière congolaise. Pour l’heure, le gouvernement de la RDC ne s’est pas officiellement exprimé pour confirmer ou infirmer ces accusations. Le contexte reste extrêmement complexe, les forces gouvernementales opérant souvent des frappes à longue portée tandis que le M23 fait également usage de drones kamikazes sur la ligne de front.
Une situation sécuritaire de plus en plus précaire
Ces nouveaux bombardements traduisent l’escalade de la violence dans une région en proie à des conflits armés depuis plus de trois décennies. Goma, ville carrefour aux enjeux économiques majeurs, subit de plein fouet les affrontements entre Kinshasa et le M23, mouvement soutenu par le Rwanda selon de nombreux rapports internationaux. Alors que l’incertitude plane sur le bilan définitif des victimes, cette attaque contre des zones habitées est un drame inquiétant dans la guerre technologique que se livrent les belligérants par drones interposés.




