
Le Tchad pose un nouveau jalon dans son engagement militaire à l’international. Le Président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé l’envoi de 1 500 soldats en Haïti dans le cadre d’une force multinationale soutenue par les Nations Unies. Cette mission vise à rétablir l’ordre dans un pays en proie à une violence extrême alimentée par des gangs armés.
Alors que la situation sécuritaire en Haïti se dégrade de plus en plus, le Tchad a décidé de prendre le taureau par les cornes. Ce ne sont pas moins de 1 500 soldats qui seront déployés en Haïti pour lutter contre les gangs. Cette contribution tchadienne intervient alors que la communauté internationale peine à contenir l’expansion des groupes criminels. Les autorités haïtiennes, fragilisées, font face à une crise institutionnelle d’envergure.
Une mobilisation militaire d’envergure sous mandat international
Le contingent tchadien, composé de deux bataillons de 750 hommes chacun, s’intègre dans une force multinationale estimée à 5 500 soldats. Cette mission, validée par le Conseil de sécurité des Nations Unies, doit débuter durant ce mois d’avril 2026 pour une durée initiale d’un an. Une première vague de 400 soldats tchadiens a déjà été déployée. Ce qui marque le début concret de cette opération d’envergure.
L’objectif principal est de soutenir les autorités haïtiennes dans leur lutte contre les gangs armés. Ces derniers contrôlent aujourd’hui une grande partie du territoire, notamment dans la capitale Port-au-Prince. Cette intervention internationale vise à restaurer un minimum de stabilité, afin d’espérer relancer les institutions et répondre à l’urgence humanitaire. Toutefois, la complexité du terrain haïtien laisse planer des incertitudes sur l’efficacité réelle de cette force.
Pilier de la politique étrangère du Tchad
L’engagement du Tchad en Haïti ne constitue pas une première. Le pays s’est illustré, ces dernières années, par sa participation à plusieurs opérations militaires en Afrique, notamment dans la lutte contre Boko Haram dans le bassin du lac Tchad. Il a également contribué à des missions de maintien de la paix en République Démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire et au Mali. Cette expérience confère aux forces tchadiennes une réputation de robustesse et d’efficacité dans des contextes sécuritaires difficiles.
Le Président Mahamat Idriss Déby Itno insiste d’ailleurs sur cette tradition d’engagement, qu’il présente comme un pilier de la politique étrangère du pays. Pour les autorités tchadiennes, l’intervention en Haïti répond avant tout à un impératif moral et humanitaire. Le chef de l’État évoque un devoir de solidarité envers un « pays frère » confronté à une menace existentielle.




