« IB » tué par les forces pro-Ouattara

Le chef du « Commando invisible » avait fait allégeance au président Alassane Ouattara mais n’avait pas déposé les armes en attendant la reconnaissance de son rôle déterminant dans la chute de Laurent Gbagbo. Ibrahim Coulibaly, alias « IB », a été tué par les Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) ce mercredi soir alors qu’il souhaitait rencontrer le nouveau président ivoirien et voir ses hommes intégrer la nouvelle armée de Côte d’Ivoire.

Le sergent-chef Ibrahim Coulibaly dit « Général IB », chef du « Commando invisible », est mort ce mercredi soir. Il a été tué dans les combats qui opposaient à Abobo, son fief, ses forces à celles des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI), l’armée d’Alassane Ouattara. L’information a été annoncée sur la nouvelle télévision d’Etat ivoirienne, la TCI. Les FRCI avaient lancé une offensive contre le « Commando invisible ». Le groupe armé n’avait pas encore désarmé en dépit des injonctions du président Alassane Ouattara qui avait préconisé l’usage de la force pour contraindre ses combattants à déposer les armes. Une attitude qui avait suscité l’incompréhension dans les rangs du « Commando invisible ».

L’espoir vain d’une reconnaissance

IB avait fait allégeance le 19 avril dernier au président Alassane Ouattara et souhaitait le rencontrer. Comme préalable à cette rencontre, le Premier ministre Guillaume Soro et ministre de la Défense avait demandé au « Commando invisible » de désarmer. Un rencontre avait été organisée par les FRCI, à laquelle l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci) a participé. Mais IB s’y était fait représenté, rapportait ce mardi la TCI.

Le chef du Commando invisible souhaitait surtout être récompensé pour sa participation militaire au retournement du rapport de forces fin mars entre les Forces de défense et de sécurité (FDS), alors fidèles à Laurent Gbagbo, et les combattants pro-Ouattara. Il espérait également l’intégration de ses quelque 5 000 hommes dans la nouvelle armée de Côte d’Ivoire, aujourd’hui majoritairement constituée des ex-rebelles de Forces nouvelles dirigées par Guillaume Soro. Les deux hommes sont officiellement en guerre depuis 2004. IB a toujours revendiqué la paternité du coup d’Etat de 2002 dont les FN ont pris le leadership.