Crise au Mali : l’Algérie accueille une nouvelle rencontre entre belligérants

Un nouvelle rencontre entre groupes touaregs et représentant du gouvernement malien aura lieu durant ce mois de mars à Bordj Badji Mokhtar, dans l’extrême sud algérien.

L’Algérie accueillera durant ce mois de mars une rencontre entre séparatistes et mouvements pro-gouvernementaux maliens. Cette nouvelle rencontre, qui aura lieu à Bordj Badji Mokhtar, dans l’extrême sud de l’Algérie, aura pour but de regrouper autour d’une table les belligérants pour trouver une issue à la crise au Mali. Le défi sera de trouver des solutions durables à la crise qui secoue le Mali, rapporte Xinhua.

Les parties présentes seront, selon Moulay Ben Ammar al-Hassani, un notable et médiateur issu de la région de l’Adrar, du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), du Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA), du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA. Le gouvernement malien sera représenté par le mouvement Granda Koi (maîtres de la terre).

Cette rencontre dans le sud-algérien serait l’étape préalable à un nouveau cycle de négociations de paix à Alger, dans la capitale algérienne. Selon des informations révélées par Moulay Ben Ammar al-Hassani, les autorités algériennes proposeront aux différents protagonistes, entre autres, la mise en place de camps pour protéger les combattants des mouvements armés, la proclamation d’une amnistie par le gouvernement au profit des combattants touaregs et l’organisation d’un référendum dans la région de l’Azawad pour l’autonomie de la région du Nord-Mali.

L’Algérie, considérée par la communauté internationale comme un médiateur incontournable dans la crise au Mali, semble avoir repris le dessus après s’être posé la question de savoir qui du Maroc ou de l’Algérie dirigera le dialogue intermalien. En effet, début février, Alors que l’Algérie était sur le point de signer son grand retour en tant que médiateur, mettant ainsi sur le banc de touche le Burkina Faso qui jusqu’à présent dirigeait le dialogue avant qu’il ne soit écarté, le Maroc était dans un même temps sollicité par différents groupes rebelles du Nord-Mali. Le 31 janvier dernier, le secrétaire général du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA), Bilal Cherif, était reçu par le roi Mohammed VI en personne.