
Le week-end du 21 février 2026 n’a pas été du tout repos pour Narcisse Mouelle Kombi, ministre camerounais des Sports et de l’Éducation physique. Il procédait au lancement de la 31e édition de l’ascension du mont Cameroun/Course de l’espoir. La victoire est revenue à Hamadou Bih Ibrahim chez les seniors masculins et Wirba Desty Grace chez les seniors dames. Les deux vainqueurs de cette édition sont repartis chacun avec une prime de 10 millions de FCFA.
« Donnons une chance à la paix ». C’est le thème qui a meublé la 31e édition de la Course de l’espoir, lancée à 7 heures, samedi 21 février 2026. Cette nouvelle édition a connu la participation de 600 athlètes nationaux et internationaux.
Selon Monsieur Motomby Mbome, président national de la fédération camerounaise d’athlétisme, « Je dis merci au Seigneur qui a permis que cet événement d’envergure internationale se déroule dans de bonnes conditions. Le fort déploiement des policiers, gendarmes et militaires aux différents sites de l’événement (stade Molyko de Buéa, le long du trajet, le sommet du Mont Cameroun, les lieux d’hébergement, de réjouissances et autres), est une preuve que la paix n’est pas encore de retour. Nous continuons à vivre la peur dans le cœur. A quand la fin de ce climat ? », s’interroge une riveraine.
Pour l’étudiant Paul D., « quand j’ai lu le thème retenu pour la 31è édition de la course de l’espoir, un événement qui fait la fierté des populations de la région du Sud-Ouest en particulier et des zones anglophones en général, je me suis demandé, si c’était déjà une récupération politique. Ceci m’amène à conclure que, ce qui est arrivé au football, notre sport roi, où la politique a pris le dessus sur tout, peut arriver à l’athlétisme camerounais. Nous savons que la politique est au centre de tout, surtout pour le bien-être de tous, si elle est bien pratiquée. Mais chez nous, nous avons constaté qu’elle est un terrain glissant, pas différent des pentes empruntées par les compétiteurs à l’assaut du « Char des dieux (autrement nom donné au Mont Cameroun) ».
« Les beaux jours sont vraiment rares ! Si la course de l’espoir pouvait se dérouler chaque jour/semaine/mois, nous les commerçants, ça nous arrangerait, car, en deux jours, donc à la veille et au jour de l’événement, nous avons fait de très bonnes affaires. Alors que les autres jours de la semaine, on ne peut pas sortir n’importe comment. Vous pouvez sortir, mais vous ne savez pas ce qui peut vous arriver », déclare la commerçante Fidèle T
« Vivement que cette crise, qui n’a que trop duré et qui rend la vie difficile à tous, mais surtout aux civils, connaisse une fin. C’est notre souhait à tous ! Félicitations aux vainqueurs et qu’ils en fassent bon usage de leurs primes », ajoute-t-elle.



