Ancrage Stratégique : la BIDC pose sa première pierre régionale à Abidjan


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La BIDC finance le développement
La BIDC

Ce 1er décembre, la Banque d’Investissement et de Développement de la CEDEAO (BIDC) inaugure son tout premier bureau régional résident à Abidjan. Cet événement veut marquer le début d’une nouvelle ère de proximité pour le bras financier de l’Afrique de l’Ouest.

Jusqu’à présent, tout partait de Lomé. Depuis son siège togolais, la BIDC pilotait ses opérations à travers les quinze États membres de la CEDEAO. Mais face à une économie régionale en pleine mutation et des besoins de financement qui explosent, le modèle centralisé montrait ses limites. Il fallait se rapprocher du terrain.

Le choix d’Abidjan pour abriter cette première antenne décentralisée ne doit rien au hasard. La capitale économique ivoirienne, véritable poumon de l’espace UEMOA, s’est imposée comme une évidence pour l’institution dirigée par Dr George Agyekum Donkor.

Le choix de la « locomotive » ivoirienne

En installant ses quartiers au cœur du Plateau, le centre des affaires abidjanais, la BIDC se connecte directement à l’un des écosystèmes financiers les plus dynamiques du continent. La Côte d’Ivoire est la porte d’entrée vers les pays de l’hinterland, Mali, Burkina et le Niger, mais aussi un hub logistique incontournable.

Pour les analystes économiques, cette implantation physique répond à un impératif d’efficacité. « Gérer un portefeuille de projets complexes à distance est faisable, mais être sur place change la donne, » explique un expert en financement du développement basé à Abidjan. « Cela permet d’accélérer les décaissements, de mieux surveiller les chantiers en cours et, surtout, de dialoguer en direct avec les acteurs du secteur privé ivoirien et régional. »

L’objectif de la BIDC est clair : réduire les délais de traitement des dossiers et identifier plus rapidement les opportunités d’investissement à fort impact. Ainsi, ce bureau facilitera l’intégration économique prônée par la CEDEAO. Il s’agira notamment de soutenir les PME/PMI, souvent décrites comme le moteur négligé de la croissance ouest-africaine, et de financer des projets transfrontaliers.

Une cérémonie sous haute surveillance

L’événement du 1er décembre est attendu par le gotha économique et politique de la région. Autorités ivoiriennes, représentants de la CEDEAO et partenaires financiers internationaux seront présents pour sceller cette nouvelle étape.

Alors que l’Afrique de l’Ouest traverse une période d’incertitudes économiques mondiales, l’expansion de la BIDC sonne comme une note d’optimisme. Elle réaffirme la volonté de l’institution de jouer pleinement son rôle de catalyseur du développement, non plus depuis une tour d’ivoire, mais au plus près des réalités de ses États membres.

Dès lundi, les dossiers seront sur la table. La BIDC est désormais, littéralement, « dans la place ».

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