Ghana : la BIDC injecte 300 millions de dollars dans l’économie

La Banque d’investissement et de développement de la CEDEAO affirme avoir investi plus de 300 millions de dollars dans l’économie du Ghana. Les domaines d’investissement, selon la banque, comprennent l’énergie, le commerce, la technologie, le tourisme et l’industrie hôtelière.

C’est lors d’une visite de courtoisie au juge en chef Kwasi Anin Yeboah à son bureau à Accra, hier, que le Dr George Nana Agyekum Donkor, président de la Banque, l’a fait savoir. Cette rencontre devait permettre à la banque de discuter avec les autorités judiciaires du Ghana de questions d’intérêt mutuel. Le Dr Donkor a déclaré que la banque fournissait actuellement de l’électricité à 114 communautés dans les régions d’Ashanti et de Bono. Elle construit également un hôpital ultramoderne à Bekwai dans la région d’Ashanti et un centre commercial à Kumasi.

Le Dr Donkor, qui avait également travaillé avec la magistrature et est parti en 2003, s’est dit ravi d’être retourné au Ghana pour s’entretenir avec le pouvoir judiciaire. « Nous sommes ici pour rencontrer les magistrats afin de voir comment nous pourrions leur être utiles au mieux dans leurs opérations, en particulier pour la formation des juges et du personnel dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). La banque est prête à collaborer avec le pouvoir judiciaire dans les domaines d’intérêt mutuel », a-t-il indiqué. Selon lui, la banque a suivi, au fil des ans, l’évolution du système judiciaire, ajoutant que le pouvoir judiciaire était la clé du progrès de chaque nation. « Si la justice fonctionne bien, nous ferons aussi bien », a-t-il ajouté.

Le Président de la Banque a déclaré que, de toute urgence, la Banque allait apporter son soutien à la formation des juges et du personnel. Le juge en chef Yeboah a fait appel à la banque pour qu’elle aide le pouvoir judiciaire à construire son Institut de formation judiciaire. Selon le juge en chef, le terrain a été acquis, mais le défi de la magistrature était le financement du projet. « Notre problème est lié au financement. Il n’a pas été facile d’obtenir des fonds pour le projet. Il suffit de voir notre allocation budgétaire pour comprendre que la justice est une institution à but non lucratif. Nous avons besoin d’environ 50 millions de dollars pour la construction de l’institut », a-t-il dit.

Le juge en chef Yeboah a fait savoir que le haut-commissariat indien avait promis de fournir à la bibliothèque judiciaire plus de 50 000 livres. Il a également indiqué que l’institut de formation a joué un rôle crucial dans la formation des juges et du personnel de soutien, ajoutant : « nous devons être au courant de la technologie maintenant ». À noter que la BIDC couvre 15 États membres, le siège se trouve à Lomé au Togo.