Algérie-USA : Tebboune au cœur du renforcement du partenariat avec Washington


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Le Président Abdelmadjid Tebboune
Le Président Abdelmadjid Tebboune

Le président Abdelmadjid Tebboune a reçu dimanche à Alger Massad Boulos, haut conseiller du président américain Donald Trump pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient. Les discussions ont porté sur la sécurité, l’économie et l’énergie. Cette rencontre intervient alors que l’Algérie élargit ses partenariats économiques, aussi bien avec les États-Unis qu’avec les principaux pays européens.

L’Algérie poursuit le développement de ses relations avec les grandes puissances économiques. Le Président Abdelmadjid Tebboune a eu un échange avec Massad Boulos, haut conseiller du président américain Donald Trump pour l’Afrique, les affaires arabes et le Moyen-Orient. À l’issue de cette rencontre, le responsable américain a qualifié les discussions de « fructueuses » et a souligné l’importance du partenariat entre Alger et Washington.

Tebboune et Washington renforcent le dialogue

Les discussions ont notamment porté sur les priorités communes dans la région ainsi que sur les relations bilatérales. Massad Boulos a indiqué que les États-Unis considèrent l’Algérie comme un partenaire important et souhaitaient élargir la coopération sécuritaire et les opportunités économiques pour les entreprises américaines présentes ou souhaitant investir en Algérie.

Le responsable américain a également échangé avec le Premier ministre Sifi Ghrieb et avec Ahmed Attaf, ministre d’État, ministre des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines. De son côté, le ministère algérien des Affaires étrangères a indiqué que les discussions avec Ahmed Attaf avaient porté sur les moyens de renforcer les relations algéro-américaines et de poursuivre le dialogue stratégique entre les deux pays.

L’énergie au centre du partenariat algéro-américain

Les échanges ont également abordé plusieurs dossiers régionaux, notamment la situation en Libye, dans la région sahélo-saharienne et au Sahara occidental. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté de poursuivre la dynamique de coopération dans les domaines économiques et stratégiques. Le secteur énergétique occupe une place importante dans les relations entre Alger et Washington.

Massad Boulos a annoncé des échanges avec les responsables de Sonatrach consacrés au développement du partenariat énergétique entre les deux pays. Il a également présenté l’énergie comme l’un des secteurs susceptibles de contribuer au développement des relations économiques bilatérales.

Cette séquence confirme la volonté d’Alger et de Washington de donner une dimension plus économique à leur rapprochement. Jusqu’ici largement structuré autour des questions diplomatiques et sécuritaires, le dialogue algéro-américain pourrait désormais davantage se traduire dans l’énergie et les investissements. Pour l’Algérie, l’enjeu est aussi d’attirer davantage d’entreprises américaines dans une économie engagée dans une politique de diversification hors hydrocarbures.

Des investissements américains à développer

Le sous-sol algérien offre à cet égard des perspectives qui intéressent Washington. En avril dernier, lors de la visite en Algérie du secrétaire d’État adjoint américain Christopher Landau, les deux pays avaient explicitement évoqué les possibilités de partenariat dans l’exploitation et la transformation des ressources minières, notamment les minerais stratégiques et critiques utilisés dans les technologies avancées et les énergies renouvelables. Massad Boulos avait lui-même, lors d’une précédente visite en juillet 2025, manifesté l’intérêt américain pour le développement de la coopération dans les mines et les minerais rares et stratégiques.

Le phosphate pourrait prendre une importance particulière dans ce rapprochement. Depuis novembre 2025, les États-Unis l’ont ajouté à leur liste officielle des minerais critiques, au même titre que le lithium, le cuivre, le zinc ou les terres rares. Or l’Algérie dispose d’importantes réserves. Ainsi, le seul gisement de Bled El Hadba, dans la région de Tébessa, est évalué par l’US Geological Survey à environ 2,2 milliards de tonnes. Alger vient d’ailleurs d’accélérer son projet intégré de phosphate, qui prévoit d’extraire le minerai et de le transformer sur place en engrais.

Aucun investissement américain spécifique n’a encore été annoncé dans ce projet, aujourd’hui développé avec notamment des partenaires italiens et chinois. L’Algérie cherche à valoriser localement ses ressources minières ; Washington, de son côté, veut diversifier ses approvisionnements en minerais jugés stratégiques.

Malick Hamid
Je suis passionné de l’actualité autour des pays d’Afrique du Nord ainsi que leurs relations avec des États de l’Union Européenne.
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