Algérie : la CACI au forum GTR North Africa 2026 du Caire


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GTR North Africa 2026
GTR North Africa 2026

Les 13 et 14 octobre 2026, Le Caire accueillera GTR North Africa, une conférence consacrée au financement du commerce dans la région. Le directeur général de la Chambre algérienne de commerce et d’industrie (CACI) figure parmi les intervenants annoncés, alors qu’Alger cherche à diversifier ses exportations et à développer ses débouchés africains.

Organisée par Global Trade Review (GTR), publication britannique spécialisée dans le financement du commerce international, la rencontre se tiendra au Dusit Thani Lakeview, dans le Nouveau Caire. Elle prolonge la conférence GTR Egypt en élargissant son périmètre à l’Afrique du Nord. Les organisateurs annoncent plus de 600 participants, plus de 30 intervenants et au moins 25 exposants.

Les discussions porteront notamment sur les infrastructures bancaires, le financement des chaînes d’approvisionnement, le rôle des agences de crédit à l’exportation et la numérisation des échanges. Un thème est consacré aux flux d’investissement entre les pays du Golfe et l’Afrique, dans le cadre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf).

Plusieurs intervenants liés au marché algérien

Chakib Kouidri, directeur général de la CACI, prendra part à la conférence. Le programme mentionne aussi Farid Merabet, directeur général de NLC Communication Algeria, et Mohamed Saad, responsable de l’Égypte et de l’Algérie chez UK Export Finance (UKEF), l’agence britannique de crédit à l’exportation.

La CACI s’est rapprochée de partenaires britanniques ces derniers mois. Le 31 mars 2026, elle a signé un mémorandum d’entente avec les West London Chambers of Commerce, portant notamment sur les foires commerciales et le partage d’informations sur les marchés. Selon le gouvernement britannique, les exportations du Royaume-Uni vers l’Algérie, biens et services confondus, ont atteint 801 millions de livres en 2025.

Des exportations hors hydrocarbures en progression

Le 8 janvier 2026, devant la commission des affaires économiques de l’Assemblée populaire nationale, le ministre du Commerce extérieur et de la Promotion des exportations, Kamel Rezig, a fait état de 4,3 milliards de dollars d’exportations hors hydrocarbures sur les dix premiers mois de 2025, contre 3,5 milliards un an plus tôt, soit une hausse de 26 %.

Le mouvement reste limité à l’échelle de l’économie mais il est réel. Dans sa note d’avril 2026, la Banque mondiale rappelle que les hydrocarbures ont assuré en moyenne 82,6 % des exportations algériennes entre 2020 et 2024. Son rapport de l’automne 2025 chiffrait à 11,8 % la hausse en valeur des ventes hors hydrocarbures au premier semestre 2025, tirée surtout par les volumes. L’accès au financement et la sécurisation des paiements pèsent directement sur la capacité des entreprises à élargir cette base.

Des importations davantage encadrées

Les financeurs étrangers doivent composer avec un encadrement plus strict des achats à l’étranger. Instauré en juillet 2025, le programme prévisionnel d’importation (PPI) impose aux opérateurs concernés de faire valider leurs besoins par le ministère du Commerce extérieur avant la domiciliation bancaire. Le dispositif a été reconduit en 2026 et les démarches passent désormais par une plateforme numérique.

Ces règles répondent à une forte hausse des importations. Dans son rapport économique de l’automne 2025, la Banque mondiale relevait une progression de 25,2 % des volumes importés au premier semestre, portée en partie par l’investissement. Pour les opérateurs concernés, la domiciliation bancaire, préalable à l’ouverture d’un crédit documentaire, dépend désormais de la validation du PPI.

Le Caire, un point d’appui continental

Les relations économiques entre Alger et Le Caire se sont resserrées ces derniers mois. Le 26 novembre 2025, la neuvième session de la Grande Commission mixte algéro-égyptienne, réunie au Caire, a débouché sur plusieurs accords de coopération. Les deux gouvernements se sont fixé l’objectif de porter leurs échanges à 5 milliards de dollars, contre environ 1 milliard en 2024.

C’est déjà depuis la capitale égyptienne que PAPSS avait annoncé, le 15 août 2025, l’adhésion de la Banque d’Algérie au Système panafricain de paiement et de règlement, quelques semaines avant la Foire commerciale intra-africaine (IATF) organisée à Alger. L’Algérie est devenue le 18e pays membre de ce réseau, conçu pour régler les paiements transfrontaliers en monnaies locales. Son directeur général, Mike Ogbalu, figure parmi les intervenants de GTR North Africa.

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