Afrique du Sud : « Nous voulons la destitution de Ramaphosa et son emprisonnement », Julius Malema


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Afrique du Sud : "Nous voulons la destitution de Ramaphosa et son emprisonnement", Julius Malema
Julius Malema et Cyril Ramaphosa

En Afrique du Sud, le chef des Economic Freedom Fighters (EFF), Julius Malema, a demandé la destitution et l’emprisonnement du président Cyril Ramaphosa, lors d’un rassemblement politique organisé dans la province du KwaZulu-Natal, ce samedi.

Devant ses partisans au Riverview Sports Field de Kokstad, à l’occasion de la présentation du programme électoral de son parti en vue des prochaines élections locales, le chef des « Bérets rouges », Julius Malema, a fait du président sud-africain l’une de ses principales cibles. Il a appelé à sa destitution et à son emprisonnement, allant jusqu’à affirmer qu’il devrait « rester en prison à vie ».

« Le plus grand problème de l’Afrique du Sud, c’est Cyril Ramaphosa », a déclaré Julius Malema, qui accuse également le chef de l’État d’avoir une responsabilité dans la mort des mineurs lors du massacre de Marikana.

En août 2012, 34 mineurs avaient été tués par la police lors d’une grève à la mine de Marikana, dans la province du Nord-Ouest. Cyril Ramaphosa, alors dirigeant de Lonmin et actionnaire de l’entreprise, avait été critiqué pour certains échanges avec les autorités pendant la crise. Une commission d’enquête avait par la suite examiné les événements ayant conduit à la fusillade.

Malema oppose Ramaphosa à Mandela

Julius Malema s’en est également pris au Congrès national africain (ANC), dont les références à Nelson Mandela occupent une place importante dans les campagnes électorales.

Le dirigeant de l’EFF a rejeté toute comparaison entre l’ancien président Nelson Mandela et Cyril Ramaphosa. Il a fait référence à l’affaire des espèces découvertes dans une exploitation appartenant au président, connue sous le nom de « Phala Phala« , pour critiquer le chef de l’État.

Le dossier Phala Phala a déjà fait l’objet de plusieurs procédures et controverses politiques en Afrique du Sud. En juin 2026, l’EFF avait encore demandé l’ouverture d’une procédure visant à contester la gestion parlementaire des démarches d’impeachment concernant Ramaphosa.

Lors de son meeting, Malema a également demandé à ses partisans de garder à l’esprit les victimes de Marikana au moment de voter. Le leader de l’EFF s’en est également pris au parti uMkhonto weSizwe (MK) et à son fondateur, l’ancien président Jacob Zuma.

Selon lui, Zuma ne représente pas l’avenir de l’Afrique du Sud. « L’avenir, c’est l’EFF », a-t-il lancé devant ses militants, appelant les électeurs à s’intéresser aux candidats présentés dans leurs circonscriptions et à leur demander des comptes sur leurs engagements.

Casimir Vodjo Kpenou
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Vodjo Kpenou Casimir est un journaliste béninois basé à Cotonou, titulaire d'une licence en journalisme de l'Institut Universitaire Panafricain de Porto-Novo (2019). Il a forgé son expérience dans des rédactions web africaines. Engagé dans la lutte contre la désinformation, il est membre actif de l'African Fact-Checking Alliance et contributeur au réseau Wikipédia pour l'Afrique francophone.
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