Afrique du Sud : la hausse des salaires ne satisfait pas les mineurs

Suite aux négociations du mercredi 29 au 31 août, entamées entre la société Lonmin, les syndicats et les mineurs; le troisième producteur mondial de platine propose à ses salariés une augmentation de 98 euros. Une hausse qui ne satisfait pas les mineurs qui entendent tripler leur salaire, en passant de 400 à 1 200 euros de rémunération mensuelle. Ils prévoient donc de poursuivre la manifestation à Pretoria.

Le conflit social n’est pas prêt de s’arrêter. Après cinq semaines de manifestations, déclenchées par les salariés de la mine de platine de la société Lonmin, qui se sont soldées par la mort de 34 mineurs tués par la police, le secteur minier tourne toujours au ralenti en Afrique du Sud. Les mineurs ne sont pas satisfaits de la hausse des salaires, de 98 euros, proposée par le troisième producteur mondial de platine. Ils entendent passer de 400 à 1 200 euros de rémunération mensuelle.

Selon les médias sud-africains, les mineurs ont donc décliné l’augmentation salariale de Lonmin. « Les salariés disent qu’on leur a proposé 986 rands (95 euros) de hausse et que ce n’est pas suffisant […] C’est reparti pour un tour de négociations » prévues ce vendredi après-midi, rapporte LePoint.fr.

550 au lieu de 1 200 euros

Les mineurs de Marikana sont d’autant plus déçus qu’ils espéraient tripler leur salaire. Avec la hausse de 98 euros, leur rémunération mensuelle n’atteindra que 550 euros au lieu de 1 200 euros réclamés.

« Ce n’est pas ce qu’ils avaient espéré », confie à l’AFP l’évêque Jo Seoka, l’un des médiateurs. Avant de nuancer : « Hier on a réussi à ce que l’entreprise mette quelque chose sur la table, ce qui constitue déjà en soit un succès car cela a été un pas difficile à franchir, il y a donc une sorte de satisfaction sur ce point ».

Ce jeudi, le président Jacob Zuma est sorti de son silence pour condamner les troubles dans le secteur minier. Et pour « discuter de la façon de traiter ce problème, et très bientôt nous pourrons dire au pays (ce que nous allons faire) parce que ce n’est plus acceptable ». Ce qui n’impressionne pas les mineurs qui appellent ce vendredi à de nouvelles manifestations, notamment devant le siège du gouvernement à Pretoria, la capitale de l’Afrique du Sud.

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