Zimbabwe : Nobesuthu Sibanda élue plus belle femme ronde

Le Zimbabwe a élu, vendredi à Harare, sa première miss Biggy Matofotofo : la plus belle femme ronde du pays. La lauréate du concours national est Nobesuthu Sibanda, une étudiante de 21 ans qui fait du 50 en taille française.

Nobesuthu Sibanda est entrée dans l’histoire en devenant la première femme ronde la plus belle du Zimbabwe. L’étudiante de 21 ans a été sacrée miss Biggy Matofotofo (« Matofotofo » signifie « grosse » dans la langue ndebele) vendredi dernier à Harare, devant 14 autres finalistes. Les sélections se sont déroulées à travers les 10 provinces du pays, avec le soutien, notamment, du ministère des Affaires Publiques et Interactives et de l’Autorité du tourisme du Zimbabwe.

C’est Lwazi Mbowa qui a eu l’idée de ce concours. « Il n’y avait de concours que pour les femmes minces, alors je me suis dit : faisons-en pour les grosses ! confie l’organisatrice. L’idée est de faire la promotion de la confiance en soi chez les femmes fortes, parce que la plupart l’ont perdue. Car les gens moralisent beaucoup les femmes grosses. » Les critères de sélection de la compétition étaient assez souples. S’il était impératif de faire une taille 40 (en taille anglaise, 50 en taille française) et plus, le statut marital, la taille et l’âge n’avaient aucune importance.

Bientôt un concours pour les hommes en chair

Pour cette première, où des artistes sont venus réchauffer l’ambiance, la salle était bondée et enthousiaste. Les finalistes ont défilé en tenue de loisir, en tenue de soirée et en habit traditionnel. Pas de maillot de bain : « Les femmes grosses sont pour les chefs et les rois et nous ne pouvons pas exposer les propriétés des chefs en public, donc le maillot de bain est complètement hors de propos », a expliqué Lwazi Mbowa, à la BBC.

Finalement, c’est Nobesuthu Sibanda, originaire de Bulawayo, la deuxième ville du pays, qui est sortie du lot. « C’est génial que l’on nous donne de la reconnaissance en tant que femmes fortes, a-t-elle déclaré, selon la BBC. Je suis fière d’être forte et aux autres femmes fortes je dis : ‘Soyez confiantes et ne vous méprisez pas, c’est bien d’être forte’. » Voilà qui cadre parfaitement avec l’objectif de cette compétition, qui se déroule déjà au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso ou encore au Cameroun. Bientôt Lwazi Mbowa compte lancer une nouveauté : une version homme de son concours Biggy Matofotofo. A ne pas rater !