Yoweri Museveni confirme la capture de soldats ougandais par les shebab

Le Président ougandais, Yoweri Museveni, a confirmé, dimanche, une information qui avait été publiée par les rebelles extrémistes shebab en Somalie : six soldats ougandais sont actuellement détenus en Somalie.

Alors qu’il était en visite diplomatique au Japon, le Président de l’Ouganda, Yoweri Museveni, a confirmé, ce dimanche 13 septembre 2015, que six soldats ougandais de la mission de l’Union Africaine en Somalie (AMISOM) ont été fait prisonniers par les shebab en Somalie, rapporte Radio France internationale (RFI).

Cette annonce intervient alors que les rebelles affiliés à Al-Qaïda ont indiqué qu’il allait publier les identités de ces soldats. Ils ont été capturés le 1er septembre dernier après l’attaque de la base de Jalane, au sud de Mogadiscio, par le bataillon rebelle Abu Zubair, du nom de l’émir somalien assassiné au cours d’un opération franco-américaine, l’année dernière. Près de 50 soldats ougandais de l’AMISOM avaient alors été tués. Les shebab avaient revendiqué la mort d’au moins une cinquantaine de « croisés ougandais ».

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La deuxième attaque d’envergure

Le bilan largement contesté puis minimisé par les autorités de l’Ouganda avait été confirmé par des sources militaires occidentales. En plus d’une cinquantaine de morts ougandais, 25 Somaliens avaient également été tués tandis que 50 autres soldats de l’AMISOM, dont les nationalités n’ont pas été dévoilée, étaient portés disparus.

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Il s’agit de la deuxième attaque d’envergure contre un contingent des forces ougandaises. En juin dernier, 53 soldats de l’Ouganda avaient été tués au cours d’une attaque des rebelles qui avaient dévoilé leur carte d’identité sur internet. Le Président Yoweri Museveni avait accusé ses officiers d’avoir permis cette attaque en s’étant endormis.

L’AMISOM est composé d’un effectif de 22 000 soldats. En 2011, accompagné de l’armée somalienne, cette mission avait réussi à déloger les shebab de la capitale de la Somalie, Mogadiscio. Depuis, avec l’aide également de l’armée kényane, engagée dans le conflit la même année, les extrémistes perdent du terrain tout en maintenant un fort pouvoir de nuisance, n’hésitant pas à s’infiltrer derrière les lignes de front pour perpétrer des attaques à l’encontre de bases arrières des militaires de l’Union Africaine.