Somalie : les shebab confirment détenir les soldats ougandais

Les insurgés somaliens shebab ont ce mercredi affirmé détenir des soldats ougandais à la suite d’une attaque contre une position de la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom), qui aurait fait une cinquantaine de mort dans les rangs de la force de l’Union africaine.

Les shebab n’ont pas finir d’en découdre avec la force de l’Union africaine en Somalie (Amisom). Les insurgés somaliens ont confirmé ce mercredi détenir des soldats ougandais à la suite de leur raid, le 1er septembre, dans le sud de la Somalie, contre une position l’Amisom, tandis que Kampala affirmait qu’aucun de ses militaires n’était porté disparu. « Les soldats sont dans une prison des moujahidines », a affirmé le porte-parole des shebab Abdiaziz Abu Musab dans un communiqué diffusé par la radio du groupe affilié à Al-Qaïda, Radio Andalus. « Ils sont en bonne santé et nous donnerons très prochainement leurs noms, leurs grades et d’autres détails », ajoute le communiqué sans préciser le nombre des soldats retenus en otage.

Suite à leur raid meurtrier le 1er septembre dans le sud de la Somalie contre les positions des soldats de l’Amisom, les shebab avaient affirmé avoir fait une centaines de morts au sein de l’Amisom. Des informations contredites par Kampala, qui avait indiqué que douze soldats ougandais de l’Amisom avaient été tués lors de l’attaque de leur base par les shebab. Aucun soldat ougandais n’avait alors été porté disparu par Kampala.

Toutefois, des sources militaires occidentales incorporés à l’Amisom avaient confirmé la mort de 50 soldats ougandais, soulignant qu’une autre cinquantaine étaient portés disparus. Selon ces sources, quelque 25 soldats somaliens avaient également été tués. Le porte-parole de l’armée ougandaise Paddy Ankunda a seulement affirmé que « le bilan des combats de sources occidentales est faux » sans apporter plus de précision.

Bien que l’Amisom, dont les 22 000 hommes épaulent les forces pro-gouvernementales somaliennes, ait chassé les shebab de Mogadiscio en 2011 et de l’ensemble des localités d’importance qu’ils contrôlaient dans le sud et le centre somalien, les insurgés somaliens n’ont pour autant pas dit leur dernier mot. Ils contrôlent toujours de larges zones rurales du pays et ont abandonné le combat conventionnel pour des actions de guérilla et des attentats-suicides.

Une guérilla qui fait énormément de morts, et y compris dans les rangs de l’Amisom, qui semble dernièrement dépassée par cette nouvelle offensive des insurgés.