Word en afrikaans et en Isizulu

Microsoft South Africa traduit ses logiciels en afrikaans et en izizulu. L’occasion pour le gouvernement et le géant américain de l’informatique de rendre plus accessibles les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Microsoft traduit en langues vernaculaires. Le géant de l’informatique américain vient de se lancer dans la traduction de ses logiciels en afrikaans et en izizulu, deux des onze langues officielles sud-africaines. L’initiative vise à réduire les problèmes de compréhension posés par le « tout-anglais ». Sur le long terme, le projet pourrait permettre aux habitants de participer encore plus activement au développement socio-économique du pays.

Comme dit le vieil adage, c’est aujourd’hui que se construit demain. Rien d’étonnant alors à ce que la première cible de cette innovation soient les enfants. « Les écoles dispensent des cours en anglais, bien que ce ne soit pas la langue natale de tous les écoliers. La traduction des logiciels dans leur langue maternelle permettra donc une assimilation plus facile des cours d’informatique », explique Molatwane Likhethe, porte parole du ministère de l’Education. Côté adultes, la traduction donnera la possibilité au gouvernement de toucher un plus grand nombre de citoyens lors de campagnes de communication.

Quatre autres traductions à venir

Molatwane Likhethe précise toutefois que les retombées positives du projet ne se feront sentir que dans quelques années. Et pour cause : « Les logiciels sont toujours en phase de démonstration et ne sont donc pas encore commercialisés. Nous pensons pouvoir les mettre sur le marché d’ici quelques mois », explique-t-on à l’antenne de Microsoft à Johannesburg. Mais le leader du secteur informatique est convaincu qu’une fois la machine lancée, le développement du pays va s’accélérer. « Nous sommes persuadés que les Sud-Africains pourront jouer un grand rôle sur la scène internationale s’ils sont équipés d’outils d’information et de communication disponibles dans la langue de leur choix », souligne l’entreprise.

Ce projet a vu le jour sur demande du ministère de la Communication et de diverses institutions nationales. Le gouvernement participe d’ailleurs aux opérations de traduction des logiciels avec l’aide du nouveau Centre de traduction africaine. L’institut permettra notamment de faciliter la création d’outils tels que les correcteurs orthographique et grammatical.

Avec le soutien du Centre de traduction africaine, Microsoft South Africa prévoit de traduire son produit en sepedi, en setswana, en isixhosa et en swahili. Des langues dominantes en Afrique australe, de l’est et du sud. La société américaine va prochainement mettre en ligne un site où les natifs pourront traduire le glossaire de leur langue favorite. Elle espère rendre ces logiciels opérationnels d’ici l’an prochain.

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