Vive l’eau vive

La Journée mondiale de l’eau n’est pas seulement une date rituelle, celle du 22 mars, à laquelle universitaires, politiques et chercheurs se réunissent et comparent d’année en année statistiques et témoignages. C’est surtout l’occasion pour toutes les Agences de l’Organisation des Nations Unies de se regrouper autour d’une cause majeure : l’accès à cette ressource essentielle et les usages qui peuvent en être faits.

Cette cause concerne en tout premier lieu l’Afrique : coupée en deux par la barre désertique du Sahel, confrontée à des problèmes épineux le long de ses grands fleuves et dans ses zones humides, l’Afrique est sans doute le continent où l’eau, par son absence ou son abondance, contribue le plus à dessiner la figure des territoires. Depuis l’Egypte ancienne, dont la vie était organisée autour du fleuve, jusqu’aux débordements contemporains du Zambèze, en passant par l’assèchement progressif du lac Tchad… Il ne se passe pas de semaine sans que nos colonnes se fassent l’écho de problématiques économiques ou sociales liées à l’eau.

C’est sur une réussite peu contestable, celle de l’aménagement concerté du Sénégal, que nous avons choisi de porter aujourd’hui notre projecteur, parce que ce sujet est exemplaire de ce que le travail scientifique peut aujourd’hui permettre pour appuyer une volonté politique partagée, impliquant plusieurs Etats. L’eau vive, elle-même source de vie, a un prix. Par des usages responsables et maîtrisés, elle doit être défendue et préservée comme toute ressource rare, pour constituer demain la même réserve d’énergie et de richesse.

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et Le lac Tchad pourrait disparaître.