Visages du terrorisme au Kenya

La police kenyane a publié ce mardi la photo d’un Kenyan ayant acheté la voiture qui a servi à l’attentat suicide anti-israélien de Mombasa, le 28 novembre dernier. Les autorités ont déjà diffusé lundi le portrait-robot de deux suspects dans l’attaque au lance-missile ratée de l’avion d’Arkia Airline. Une récompense de 6 300 dollars est offerte pour toute information sur ces individus.

Saleh Ali Saleh Nabhan est aujourd’hui l’homme le plus recherché du Kenya. Les autorités ont publié, ce mardi, sa photo dans la presse. Le jeune Kenyan aurait acheté la voiture ayant servi à l’attentat suicide du 28 novembre dernier contre l’hôtel israélien de Mombasa. Le portrait-robot de deux terroristes présumés ayant participé, le même jour, à l’attaque au lance-missiles contre un avion israélien, a été publié lundi par la police kenyane. Une récompense de 6 300 dollars est proposée pour toute information permettant d’appréhender les trois suspects. Les enquêteurs kenyans, américains et israéliens sont toujours à pied d’oeuvre. Les derniers rebondissements devraient aider à faire avancer une enquête qui jusque-là piétinait.

Saleh Ali Saleh Nabhan, 23 ans, aurait acheté le 4X4 Pajero le 15 novembre, 13 jours avant l’attentat. Faisait-il parti des suicidés ? La police kenyane ne peut encore l’affirmer. Mais jusqu’à preuve du contraire, elle préfère le croire en fuite. Pour William Langat, le commissaire adjoint en charge de l’enquête, les deux croquis, réalisés par ordinateur à partir des descriptions de témoins révèlent deux individus de  » type arabe « . Les deux hommes auraient été vu sur les lieux de l’attaque au missile raté du Boeing 747 israélien. Malgré les portraits-robots, la police avoue ne pas tenir de pistes solides. Elle se demande si les suspects sont encore sur le territoire national ou s’ils n’ont pas été se réfugier en Somalie. Pour motiver la mobilisation populaire, elle promet une prime équivalente à sept fois le salaire annuel moyen kenyan à toute personne pouvant aider à la capture des deux individus.

Découverte des missiles

La police avait immédiatement retrouvé les lance-missiles sur les lieux de l’attaque. Elle a découvert, vendredi dernier, les deux missiles sol-air utilisés le 28 novembre dernier contre l’avion d’Arkia Airline, à 10 km d’où ils avaient été tirés. L’appareil transportait 261 passagers et reliait Mombasa à Tel Aviv. Il a été visé au décollage. Les têtes chercheuses des missiles, de fabrication russe, n’ont pu faire leur office, le tir ayant été effectué de trop près. L’avion n’était qu’à 150 mètres du sol alors que l’altitude optimale d’efficacité des missiles est de 250 mètres. Les enquêteurs espèrent tenir une piste en explorant l’origine du matériel.

Les auteurs de ces attaques coordonnées ne sont toujours pas identifiés. Quatorze personnes, essentiellement des ressortissants pakistanais et somaliens, sont actuellement en détention. La police kenyane et les agences de renseignement internationales les soupçonnent d’avoir un lien avec Al-Qaïda. D’autant qu’un site islamiste se faisait l’écho d’une déclaration d’un des portes paroles de l’organisation d’Oussama Ben Laden revendiquant les attaques kenyanes.

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