Valérie Oka s’inspire du monde invisible

Valérie Oka est artiste-designer. Exprimer ce qu’elle perçoit du monde qui l’entoure au travers des objets de tous les jours est son leitmotiv. Portrait.

Graphiste de formation, Valérie Oka est artiste-designer. Publicitaire mais aussi décoratrice, elle a fait de son art un moyen d’exprimer  » la nature ludique du divin, la pureté et l’énergie que l’on retrouve dans notre environnement. Tout commence par une pensée, une énergie et il faut du temps pour que cela se matérialise « . Une conception qui guide sa création : style épuré pour mettre en valeur le matériau.  » J’utilise le bois que j’aime beaucoup, des métaux et des fibres naturelles « .

Des objets fonctionnels tels des coussins de sol géants, des tapis, des portemanteaux et des bougeoirs sont nés des mains de cette Franco-ivoirienne de trente-quatre ans. Les spirales, parce qu’elle aime leur évolution décroissante, sont récurrentes dans son travail. Divers et variés, ces objets de tous les jours nommés  » Grandir  » (porte-serviettes) : il y a toujours  » un nouvel échelon à gravir « ,  » A la vie  » (porte manteau), hommage à la vie,  » Comprendre « , quête de toutes les générations d’hommes et  » Etre » (bougeoir) sont quelques traits de sa philosophie de la vie.

L’Art pour dire la vie

Après Paris, Londres et quelques autres capitales, Valérie Oka s’est installée en Côte d’Ivoire voici cinq ans. Pourquoi ?  » L’activité de designer en Afrique est quelque peu marginale, mais il y a une génération actuelle de jeunes Africains contemporains qui sont imprégnés de la culture de la communication. Ce constat a beaucoup motivé ma démarche  »

Son oeuvre est en effet appréciée et des amateurs et des professionnels. L’année dernière, il lui a été décerné, à la biennale Dak’Art (Sénégal), le premier prix du design et de la créativité. Même si elle estime qu’être reconnue n’est pas une fin en soi, elle admet volontiers que cela procure une certaine liberté d’action.