Unanimité autour de Sassou Nguesso

Les présidents gabonais Omar Bongo, centrafricain, Ange Félix Patassé, et tchadien Idriss Déby se sont rendus à Brazzaville pour soutenir leur hôte congolais Denis Sassou Nguesso. Ils ont condamné les miliciens ninjas, assimilés à une organisation terroriste.

« Notre présence ici, c’est pour condamner les actes de déstabilisation qui n’honorent pas l’Afrique et l’Afrique centrale, quelles que soient les motivations. Nous ne pouvons pas admettre que le terrorisme s’installe en Afrique centrale », a déclaré le président centrafricain Patassé, à l’issue du mini-sommet qui a réuni les présidents gabonais Omar Bongo, tchadien Idriss Déby et le congolais Denis Sassou Nguesso à Brazzaville.

Les trois chefs d’Etat africains se sont rendus dans la capitale congolaise pour apporter leur soutien à leur hôte après les attaques des miliciens ninjas du pasteur Frédérik Bitsangou, plus connu sous le nom de Ntumi, le 14 juin dernier contre le Moukondo, à l’ouest de Brazzaville. Les forces gouvernementales ont repris rapidement le contrôle du quartier mais la population, par peur de représailles, a préféré quitter les lieux. Le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) a déclaré mardi avoir évacué des centaines de morts et de blessés à la suite de ces combats.

Intensifier le dialogue

Le président Denis Sassou Nguesso, qui avait écourté son séjour à Rome lors du sommet de la FAO, n’est pas mécontent du soutien de ses pairs :  » Nous vivons ce geste comme un geste lourd de symboles après les actes de terrorisme que la ville de Brazzaville vient de connaître, surtout à la suite de tant d’efforts déployés par nous-mêmes et par les présidents de cette région d’Afrique centrale pour ramener la paix dans ce pays à travers le dialogue, le processus de démocratisation qui est en cours « . Selon plusieurs sources concordantes, le président congolais serait à la veille s’opérer de grands changements à la tête de l’armée et des services de sécurité et même au ministère de l’Intérieur.

Les autorités congolaises assurent que la situation est redevenue normale à Brazzaville et appellent les populations qui ont quitté leur domicile à les regagner.

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