Un rapport de la Minusma révèle l’impact négatif des supplétifs russes du Mali

Russes à Bangui en Centrafrique (16 oct 21)
Mercenaires russes à Bangui en Centrafrique

Dans sa note trimestrielle rendue publique lundi 30 mai, l’ONU fait état d’une explosion de violences au Mali depuis janvier, notamment depuis le partenariat entre l’armée malienne et les mercenaires russes.

Ce sont des exécutions sommaires, des disparitions forcées, des cas de tortures qui ont été documentés dans un rapport de l’ONU publié lundi sur le Mali. Ces cas sont répertoriés  depuis janvier, alors que l’armée est en pleine collaboration avec les éléments russes de la société privée Wagner. Il s’agit d’une explosion de violence dans ce pays d’Afrique de l’Ouest, depuis le début de l’année.

Selon le document, entre le 1er janvier et le 31 mars 2022, le nombre de personnes tuées au Mali a pris l’ascenseur pour se retrouver à 324% par rapport aux chiffres du précédent trimestre. De même, les violations et atteintes aux droits humains et au droit international humanitaire ont grimpé de 151%. Selon la note trimestrielle de la Mission des Nations Unies au Mali, plus de la moitié des exactions commises est imputée aux groupes djihadistes.

Le rapport indique en outre que les forces armées maliennes sont responsables de la forte hausse des exécutions extrajudiciaires, des disparitions forcées, des cas de tortures et des arrestations arbitraires. Au total, 320 violations des droits humains ont été imputées aux forces armées. Une augmentation de 932 % par rapport au trimestre précédent, quand les soldats agissaient sans les supplétifs russes.

Le document fait état de 812 civils impacté par ces actes de violence au cours des trois premiers mois de l’année. Ils sont 543 civils tués, 107 enlevés ou disparus, 107 blessés et 55 illégalement détenus. L’armée malienne a tué 248 civils, dont 18 femmes et 6 enfants.

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