Togo : la manifestation interdite du CST dégénère

100_4247.jpg

Les Togolais sont massivement sortis ce mardi pour répondre à l’appel de manifestation les 21, 22, 23 août suivi d’un sit-in à Déckon lancé par le Collectif Sauvons le Togo. Le point de départ à Bè chateau, le quartier reconnu comme fieffe de l’opposition, aurait été pris d’assaut très tôt ce matin par Les forces de l’ordre.

(De notre correspondant)

Compte tenu des désaccords à propos du point de chute de cette marche, raison pour laquelle le gouvernement avait interdit la manifestation, les ambassadeurs des Etats-Unis, de l’Allemagne, de la France et les représentants de l’Union européenne et du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ont procédé à une médiation pour trouver un accord entre les deux camps.100_4304.jpg

Finalement, il a été convenu de faire chuter la marche à la place de l’Indépendance en empruntant un autre itinéraire pour éviter le carrefour Déckon. Il aura fallu plus de trois heures pour que les responsables du Collectif Sauvons le Togo (CST) parviennent à une négociation pour enfin débuter la marche. Ils étaient finalement plus de 500 000, selon les organisateurs, à battre les pavés de Bè chateau en direction de la place de l’Indépendance.

100_4271.jpg Mais la manifestation a tourné à l’affrontement lorsque les forces de l’ordre ont déployé un arsenal de répression impressionnant pour les empêcher d’évoluer vers le quartier Bè kpéhénou au centre ville de Lomé. Les forces de sécurité ont commencé par lancer sur les manifestants des gaz lacrymogènes, la foule se disperse laissant place à des courses poursuites.
Les jeunes barricadent les boulevards et rues de Lomé et affrontent les forces de l’ordre par des jets de pierres. Les échauffourées ont duré jusqu’en fin de journée et on dénombre de nombreux blessés.

Lire aussi :

 « Le Togo sous la dynastie des Gnassingbé », un livre qui dévoile les mystères du pouvoir Faure

 Tout plaquer pour sauver le Togo

100_4322.jpg