Tayeb Belaiz démissionne alors que les manifestations en faveur de la démocratie en Algérie se poursuivent

Tayeb Belaiz, président du Conseil constitutionnel algérien, a présenté ce mardi sa démission au chef de l’Etat, Abdelkader Bensalah, a annoncé l’agence de presse officielle APS. C’est une nouvelle victoire pour le mouvement de protestation qui a contraint Abdelaziz Bouteflika, âgé de 82 ans, à quitter ses fonctions le 2 avril. Des dizaines de milliers d’étudiants en liesse à Alger fêtent cette victoire contre le système. 

Le président du Conseil constitutionnel algérien, Tayeb Belaiz, a présenté ce mardi sa démission au président par intérim, Abdelkader Bensalah, a annoncé l’agence APS, citant une déclaration du conseil.

Tayeb Belaiz, âgé de 70 ans et originaire de la région de Tlemcen au nord de l’Algérie, fut juge et magistrat pendant 25 ans avant de passer par plusieurs postes de ministres depuis 2002. Il a aussi présidé le conseil constitutionnel une première fois de mars 2012 à septembre 2013 avant de reprendre ce poste en février dernier.

Tayeb Belaiz a exprimé son souhait que Dieu préserve l’Algérie et le peuple algérien.

Le Conseil constitutionnel est l’organe juridictionnel suprême de l’Algérie. Il est composé de 12 membres désignés pour un mandat unique de huit ans. le Conseil constitutionnel est responsable de la validation des candidats à l’élection présidentielle, du contrôle et de la surveillance du scrutin, ainsi que de l’annonce des résultats définitifs.

Les manifestants qui ont contraint le président Bouteflika âgé de 82 ans à quitter ses fonctions le 2 avril, exigent des changements démocratiques plus importants et le départ des personnes occupant des postes à responsabilité dans le système incarné par le clan Bouteflika. Conformément à la Constitution algérienne, Abdelkader Bensalah, allié du président, a été nommé pour un intérim pour une durée maximale de 90 jours. Il ne peut pas se présenter lui-même à l’élection présidentielle du 9 avril.

M. Bensalah, âgé de 77 ans, a développé une image discrète malgré de nombreuses fonctions occupées au cours des 25 dernières années. Avec une carrière de fonctionnaire dévoué, il n’a aucun poids politique et ses pouvoirs en tant que chef de la transition sont réduits.