Soudan du Sud : Salva Kiir limoge le chef d’état-major de l’armée

Le Président sud-soudanais, Salva Kiir, a démis de ses fonctions le chef d’état-major de l’armée, le général James Hoth Mai, par un décret lu mercredi soir à la télévision nationale. Les récents revers de l’armée contre les rebelles de Riek Machar ont-ils eu raison de lui ?

Le chef d’état-major de l’armée sud-soudanaise, le général James Hoth Mai, a été démis de ses fonctions « avec effet immédiat », par un décret du Président Salva Kiir, lu mercredi soir à la télévision nationale, selon l’AFP.

Si aucune raison officielle n’a été fournie pour expliquer cette décision, des sources officielles auraient évoqué les récentes défaites de l’armée dans le nord du pays, et notamment la perte de Bentiu, face à la rébellion menée depuis mi-décembre par l’ex Vice-président, Riek Machar.

L’ex chef d’état-major était en place depuis 2009. Ressortissant Nuer, ethnie dont est issu Riek Machar et qui constitue la majorité de ses troupes, il est remplacé par le général Paul Malong, qui est, comme le Président Salva Kiir, un Dinka. Ce dernier commandait jusqu’ici les troupes gouvernementales dans l’Etat oriental du Jonglei.

Le décret de mercredi soir a également annoncé le limogeage du chef des services nationaux de renseignements, le général Mach Paul, et son remplacement par le général Marial Nour Jok.

L’armée sud-soudanaise avait admis la semaine dernière avoir perdu Bentiu et avoir dû se retirer à une cinquantaine de kilomètres à l’ouest de la ville. Une défaite importante face aux rebelles, puisque la localité est une ville pétrolière importante, et la capitale d’une région stratégique du nord du pays.

La nouvelle offensive menée par la rébellion de Riek Machar vise à s’emparer des principaux puits de pétrole qui assuraient, avant le début du conflit, 98% des revenus du plus jeune Etat au monde.