Sommet extraordinaire de l’EAC à Bujumbura : que vont se dire Tshisekedi et Kagame ce samedi ?


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Félix Tshisekesi et Paul Kagame (14 nov 21)
Félix Tshisekesi et Paul Kagame

L’escalade de la tension entre la RDC et le Rwanda préoccupe plus que jamais la Communauté d’Afrique de l’Est. Elle est tellement préoccupée que son Président en exercice, le Burundais Évariste Ndayishimiye, a convoqué un sommet extraordinaire pour ce samedi. À Bujumbura.

Tous les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est ont confirmé leur présence à la réunion de demain, à Bujumbura. Tous, sauf un : le Soudanais Salva Kiir occupé à recevoir le pape François en déplacement dans son pays depuis ce vendredi. C’est dire que Félix Tshisekedi et Paul Kagame vont se rencontrer. Ceci, après plusieurs semaines de vives tensions entre leur pays, la RDC et le Rwanda. Après l’échec de la tentative du Qatar de réunir les deux hommes. Que vont se dire demain ces deux dirigeants qui se regardent en chiens de faïence depuis des semaines ? Le sommet de Bujumbura apparaît en tout cas comme la réunion de l’espoir. Ce sommet ne pouvait pas mieux tomber, tant la situation était tendue entre les deux pays. Aggravant la situation sécuritaire déjà critique de l’Est de la RDC.

Les attentes de Félix Tshisekedi

Pour l’instant, on connaît l’essentiel des attentes du Président congolais. Il s’en est ouvert, ce vendredi même, à la ministre belge des Affaires étrangères, Hadja Lahbib, reçue à Kinshasa. « La réunion de demain vise à évaluer l’application du processus de Luanda. Ça sera aux parties de décider de quelle évaluation il s’agit pour l’instant. Il y a aussi cette force régionale qui est déployée. J’entends de la part du Président Tshisekedi que cette force soit non seulement défensive, mais aussi offensive. Je crois que c’est le discours qui va être porté demain », a déclaré la ministre à sa sortie d’audience.

Interrogée au sujet de l’action de la force de l’EAC en RDC, la ministre belge a confié : « Ce n’est pas à moi de dire ce que va faire la force régionale. Elle est sous commandement kényan. Je pense que c’est à la région de décider avec les différentes forces en présence. Doit-elle être offensive ou défensive ? »

La question lui permet de faire un parallèle avec la MONUSCO : « Il y a une perte de crédibilité que nous avons constatée au niveau de la MONUSCO. Cette force est en transition. On est tous d’accord qu’elle ne correspond plus, après 25 ans de présence, à l’attente de la population. On observe aussi qu’il y a la même défiance de la population vis-à-vis de cette force régionale ».

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Historien, Journaliste, spécialiste des questions socio-politiques et économiques en Afrique subsaharienne
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