« Soldat de l’Etat islamique » originaire d’Algérie : comment Chérif Chekatt a été abattu à Strasbourg

Le tueur du marché de Noël, Chérif Chekatt

Chérif Chekatt, le gangster de Strasbourg originaire d’Algérie, présenté comme « un soldat de l’Etat islamique », a été abattu par les forces de sécurité françaises, ce jeudi soir, après 48 heures de traque intense.

Les forces de sécurité françaises ne lui avaient laissé aucun répit, depuis qu’il a osé franchir le rubicond en ouvrant le feu sur des citoyens, tuant trois d’entre eux, tout en occasionnant de nombreux blessés. Chérif Chekatt était dès lors devenu l’affaire de chaque citoyen français en général, de chaque agent des forces de sécurité en particulier. Il fallait coûte que coûte le mettre hors d’état de nuire. Et c’est désormais chose faite. Le gangster de Strasbourg ne frappera plus jamais, ayant reçu un assaut de la dimension de ses actes, d’une rare ignominie.

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Après son forfait, blessé par les tirs des forces de sécurité françaises, Chérif Chekatt était revenu dans son fief. Information que détenaient les autorités françaises qui ont déployé les moyens nécessaires pour sa neutralisation. Il fallait le cueillir, mort ou vif. Compte tenu de sa dangerosité et de son caractère imprévisible. Pour quelqu’un qui a à son actif vingt-sept condamnations, un gangster multirécidiviste, radicalisé de surcroît, cet assassin ne devait pas s’échapper. Et toute la France l’avait compris. D’où une traque de toute une Nation, localisée à Strasbourg.

Ce jeudi 13 décembre de l’An 2018, dans la journée, des gamins avaient apporté leur assistance aux forces de sécurité françaises, en certifiant avoir vu Chérif Chekatt derrière les garages. Blessé, sans doute affamé après 48 heures de fuite, l’assassin, traqué jusqu’à ses derniers retranchements, ne pouvait pas tenir longtemps. De façon stratégique, les forces de sécurité et de défense françaises l’ont contraint à sortir de son trou. Lorsqu’une femme l’a aperçu et donné le signalement à la police, celle-ci a aussitôt accouru et Chérif Chekatt n’a pas cherché midi à quatorze heures. En effet, il a aussitôt ouvert le feu sur les limiers qui ont riposté, et l’ont abattu. Un ouf de soulagement pour tout Strasbourg, certes, mais pour toute la France, et même le monde entier qui n’avait d’yeux et d’oreilles que pour ce drame causé à la veille des festivités de Noël.

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Le Président français, Emmanuel Macron, qui suivait cette affaire de très près, n’a pas caché son soulagement et a remercié les forces de sécurité. « Merci à l’ensemble des services mobilisés, policiers, gendarmes et militaires. Notre engagement contre le terrorisme est total », a dit le chef de l’Etat français. Dans un communiqué publié quelques heures après la mort du gangster, Daech a revendiqué les crimes en soutenant que Chekatt « était un soldat de l’Etat islamique ». Une question se pose toutefois. Chérif Chekatt agissait-il seul ? Réponse dans quelques heures ou dans quelques jours. Car, les autorités françaises n’ont pas fini de bien scruter ce dossier.