Six policiers abattus : l’Algérie s’unit à la Tunisie contre le terrorisme

Après avoir accusé l’Algérie d’être complice dans les récents événements qui ont secoué son pays , le gouvernement de la Tunisie se rend à l’évidence, en cherchant le soutien d’Alger dans la lutte qu’il mène contre le terrorisme.

(De notre correspondant à Alger)

C’est ce qui ressort de la visite de travail de deux jours, qu’effectue depuis hier, le ministre tunisien des Affaires étrangères, Othman Jarandi. Le gouvernement tunisien, en mal d’arguments pour faire face à la recrudescence terroriste, sollicite l’aide de son voisin algérien.

Une sollicitation qui intervient quelques jours seulement après que des allégations aient été colportées par certains médias du pays du jasmin, accusant l’Algérie d’en être complice. Ce qui n’a pas été du goût des autorités algériennes. « La coopération sécuritaire entre l’Algérie et la Tunisie ne date pas d’aujourd’hui. Cette coopération a été une nouvelle fois renforcée par les événements qu’a connus la Tunisie ces derniers temps ». Cette déclaration à la presse du chef de la diplomatie tunisienne, Othman Jarandi, au premier jour de sa visite, corrobore les faits. En tenant à rassurer les Algériens sur la bonne santé des relations algéro-tunisiennes, l’hôte de l’Algérie n’a pas manqué de chercher les issues appropriées pour venir à bout de la violence qui s’installe. La visite du chef de la diplomatie tunisienne qui intervient au lendemain de la venue du Premier ministre libyen pour évoquer la question de la coopération sécuritaire entre Alger et Tripoli, renseigne sur la menace terroriste qui pèse sur la région. Déjà que l’Algérie, malgré le déploiement d’importants moyens humains et matériels dans son combat contre le phénomène de la terreur, ne serait pas sans menace. Plusieurs éléments des services de sécurité ont payé de leur vie leur engagement sur le terrain pour mettre hors d’état de nuire les terroristes qui écument les différentes régions du pays. Le dernier acte en date remonte à hier, mardi, lorsque 6 policiers ont été tués dans la localité balnéaire d’Azeffoun, comme rapporté dans la presse locale. Certains médias évoquaient, récemment, l’éventualité d’une participation militaire algérienne sur le terrain, en Tunisie. Ce qu’a tenu à saisir le ministre algérien des affaires étrangères , Mourad Medelci, qui était catégorique. «L’Algérie ne peut intervenir militairement en Tunisie».

Outre la coopération sécuritaire, Mourad Medelci a annoncé que la commission mixte algéro-tunisienne sera transformée en commission stratégique et se réunira le 29 août prochain pour développer le volet commercial entre les deux pays. Un volet qui a nécessité la venue de plusieurs cadres dirigeants du pays pour en tracer les contours.