Sandra Nkaké, chanteuse soul caméléon

Indéfinissable. C’est peu dire de Sandra Nkaké, chanteuse franco-camerounaise à la croisée d’univers multiples. Etonnante, intemporelle, la diva livre une palette de couleurs musicales parfaitement assorties les unes aux autres. Ce nouveau phénomène de la scène soul a débarqué sur la scène musicale avec un premier album sensuel : Mansaadi.

Du grave à l’aigu, sa voix chaude et féline balaie toutes les nuances des sons groovy aux consonances nu’soul en passant par le jazz, le slam, le reggae et le trip-hop. Véritable laboratoire expérimental, Sandra Nkaké n’est jamais à court d’imagination pour nous emporter, le temps d’un morceau, aux confins d’un univers sans cesse renouvelé. Avec grâce, sensualité et langueur veloutée, cet auteur-compositeur franco-camerounaise inscrit ses histoires dans une mouvance sans frontière.

Tout comme elle qui, jusqu’à ses 12 ans, a vécu un an sur deux au Cameroun, et le reste du temps en France. Foncièrement, elle se sent avant tout Parisienne, mais aussi Africaine, Française, femme, mère et artiste. Un tableau métissé dont elle s’inspire au quotidien dans son travail. Une identité multiple qui lui a permis de magnifier son art et sa musique.

Une diva intemporelle

C’est son empreinte personnelle qui en fait une incontournable de la rentrée musicale de l’année. Son album, qu’elle définit comme très personnel, est un hommage à sa mère (Mansaadi signifie « Petite-mère »). Elle y chante en anglais. « Par pudeur », dit-elle, et parce que c’est la langue de la soul. Seule infidélité à la langue de Shakespeare, la reprise langoureuse de La Mauvaise réputation de Brassens.

Sandra Nkaké n’en est pas à son coup d’essai. L’artiste-caméléon qu’elle est connaît bien la scène, puisqu’elle a mené de front une carrière de chanteuse et de comédienne. Elle interprète, entre autres, rôles la fiancée de Fantômas dans la comédie musicale Fantômas revient et elle apparaît dans plusieurs téléfilms et productions cinématographiques. Le théâtre, l’une de ses passions, la conduit tout naturellement à ne plus pouvoir se passer de la scène. Elle a commencé par des soirées musicales au Divan du Monde », parmi les artistes du groupe Les Soultimbanques, avant d’enchaîner collaborations, featuring et rencontres artistiques tant inattendues qu’époustouflantes.

A son palmarès, on compte aussi des apparitions répétées dans le groupe d’électro-jazz de Julien Lourau, des morceaux avec Booster (jazz-funk), avec Sandy Cossett (soul) et Tony Allen, le percussionniste inspirateur du mouvement Afrobeat… L’influence d’artistes de tous horizons, comme Tracy Chapman, Rahsann Patterson, Aretha Franklin, Nina Simone et autres Otis Redding et Donny Attaway font d’elle l’héritière de la période soul-funk-jazz des années 70-80.

Mansaadi de Sandra Nkaké:

Dans les bacs

Voir aussi : Le Myspace de Sandra Nkaké