Retour sur la libération des 46 soldats ivoiriens arrêtés au Mali

Alassane Ouattara accueille les soldats ivoiriens
Alassane Ouattara accueille les soldats ivoiriens

C’est un ouf de soulagement poussé par les familles des 46 militaires ivoiriens qui étaient en détention au Mali. Après avoir bénéficié d’une grâce présidentielle, les soldats ivoiriens ont regagné Abidjan, hier. Ils ont d’abord transité par Lomé, au Togo.

Les quarante-six soldats ivoiriens détenus au Mali depuis près de six mois et condamnés sont désormais libres. Ils rejoignent, dans leur pays, leurs trois collègues libérées, il y a quelques mois. Dans la soirée du samedi 3 septembre 2022, le chef de la diplomatie togolaise avait annoncé la libération de trois femmes militaires arrêtées en même temps que le groupe, le 10 juillet dernier.

Soupçonnés d’être des mercenaires et détenus au Mali depuis leur interpellation, les 46 militaires ivoiriens avaient été condamnés, vendredi 30 décembre, à 20 ans de réclusion criminelle. Cette décision intervenait avant l’expiration de l’ultimatum fixé au 1er janvier par la CEDEAO à Bamako pour les libérer. Ils avaient été déclarés « coupables d’attentat et complot contre le gouvernement, atteinte à la sûreté extérieure de l’État, détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre ».

Les soldats ivoiriens ont transité par Lomé

Une semaine après le verdict, les soldats ont bénéficié de la grâce présidentielle du chef de la junte, Assimi Goïta. Après avoir quitté Bamako dans l’après-midi d’hier, samedi 7 janvier, les soldats ivoiriens ont transité par Lomé, au Togo. Ils ont été reçus par le Président togolais, Faure Gnassingbé, qui les a officiellement mis à la disposition du ministre ivoirien de la Défense, Téné Birahima Ouattara.

Les soldats ont ensuite pris la direction de la Côte d’Ivoire où les attendait le Président Alassane Ouattara. Après avoir été accueillis par le dirigeant, ils ont regagné leurs familles dans le pavillon présidentiel de l’aéroport. Un dénouement heureux d’une situation qui avait fini de créer une vive tension entre Bamako et Abidjan. En effet, les autorités ivoiriennes en étaient arrivées à accuser leurs homologue du Mali de chantage. Il était indiqué, en effet, que Bamako voulait obtenir l’extradition par Abidjan de personnes recherchées.

Lire : Affaire des 49 soldats ivoiriens arrêtés : Bamako lâche un peu de lest