RDC : les shebabs et rebelles font fuir 30.000 personnes vers l’Ouganda

Depuis plusieurs semaines, les shebabs et rebelles ougandais terrorisent les populations du nord-Kivu. Après de violents combats, l’armée congolaise a repris vendredi soir la localité de Kamonga, qu’ils contrôlaient depuis 24 heures. Près de 30.000 personnes se dirigent vers l’Ouganda, pour fuir les affrontements.

Des violences ont de nouveau éclaté dans le nord-Kivu. La région de l’est de la République démocratique du Congo (RDC) est en proie, depuis plusieurs semaines, aux attaques des rebelles islamistes somaliens shebabs et rebelles ougandais des Forces alliées démocratiques (ADF-Nalu). Après avoir pris le contrôle de la ville de Komanga, dans le territoire de Béni, ils y ont été délogés par les forces congolaises vendredi soir, suite à de violents affrontements. Des combats qui ont provoqué la fuite de 30.000 personnes vers l’Ouganda.

Les rebelles islamistes somaliens shebabs ont enlevé, jeudi, neuf personnes dans le nord-Kivu, à l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon nos sources, les personnes enlevées sont : un responsable de la localité, sa femme et ses enfants, le commandant de la police locale ainsi qu’un animateur de la radio communautaire de Watalinga.

Plusieurs associations de la société civile ont tiré la sonnette d’alarme pour dénoncer leur présence dans les principales localités du nord-Kivu. Les terroristes somaliens, responsables de nombreux attentats à Mogadiscio ont été recrutés par les rebelles du M23 pour leur maîtrise des combats dans les grandes mégalopoles, selon nos sources. Des informations confirmées par le coordinateur de la société civile du Beni, Teddy Kataliko. Le M23 souhaite ainsi renforcer ses capacités en techniques de guérilla, en prévision d’une offensive éventuelle de la Brigade d’intervention ou des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).