RDC : le M23 recrute des shebabs dans le nord-Kivu

Selon nos sources, les rebelles du M23 qui sévissent dans l’est de la République du Congo (RDC) recrutent depuis plusieurs semaines des islamistes somaliens shebabs, qui ont porté allégeance à Al Qaida. Ces derniers, responsables de nombreux attentats meurtriers à Mogadiscio, la capitale de la Somalie, sont déjà présents dans les principales villes du nord-Kivu, dénoncent les associations de la société civile.

Les rebelles du M23 ont de nouvelles recrues : les shebabs. Depuis plusieurs semaines, ils recrutent les rebelles islamistes somaliens, qui ont porté allégeance à Al Qaida, selon une source d’Afrik.com. Les shebabs seraient présents dans plusieurs localités du nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Les rebelles somaliens, recrutés depuis le Burundi par le M23 pour leur maîtrise des combats dans les grandes mégalopoles, sont déjà passés à l’action. Le M23 souhaite ainsi renforcer ses capacités en techniques de guérilla, en prévision d’une offensive éventuelle de la Brigade d’intervention ou des soldats des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Repli stratégique des FARDC

Dimanche 30 juin, alors que les Congolais célébraient le 53ème anniversaire de l’accession du Congo à son indépendance, les shebabs ont profité de ce recueillement de la nation pour prendre le contrôle des localités de Mamundioma et Totolito, dans la région de Beni. Selon nos sources, ils envisageraient aussi d’attaquer la localité de Mbau, ainsi que la cité d’Oïcha.

Des informations confirmées par le coordinateur de la société civile du Beni, Teddy Kataliko, qui dénonce, depuis plusieurs semaines, la présence des rebelles somaliens sur le territoire congolais. De même, le commandant des FARDC dans ce secteur, le Colonel Richard Bisambaza, a également indiqué sa préoccupation, affirmant que les éléments du FARDC ont dû effectuer un «replis stratégique» face aux rebelles somaliens. Les acteurs de la société civile qui tirent la sonnette d’alarme, depuis plusieurs semaines, sur la présence des rebelles somaliens dans le territoire congolais, craignent que la région entière du Kivu, déjà très instable, soit menacée.