Est de la RDC : Félix Tshisekedi valide l’accord de principe pour un cessez-le-feu


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Félix Tshisekedi, Président en exercice de la République Démocratique du Congo
Félix Tshisekedi, Président en exercice de la République Démocratique du Congo

Un espoir de désescalade se profile dans l’est de la RDC après des mois de violences. Le président Félix Tshisekedi a donné son accord de principe pour un cessez-le-feu face à la rébellion du M23/AFC. Cette trêve, portée par la médiation angolaise et l’Union africaine, pourrait entrer en vigueur dès le 18 février.

Reste désormais à garantir son respect sur le terrain grâce à une surveillance internationale renforcée.

Une main tendue vers la désescalade

L’annonce a été officialisée par un communiqué de la Présidence congolaise. Celui-ci souligne que cet engagement s’inscrit dans la recherche d’une solution pacifique et durable au conflit. En acceptant cette trêve, Kinshasa exprime un esprit de responsabilité et d’apaisement face à une crise qui n’a que trop duré. Si le texte officiel de la Présidence reste discret sur le calendrier précis, des sources concordantes confirment que la date du 18 février prochain, à la mi-journée, a été retenue pour l’entrée en vigueur effective de l’arrêt des hostilités entre les forces gouvernementales et la rébellion du M23/AFC.

Le cadre rigoureux de l’accord de Doha

Ce futur cessez-le-feu ne repose pas sur une simple promesse verbale mais s’appuie sur une structure technique solide. Il s’insère directement dans le Mécanisme de surveillance et de vérification signé le 14 octobre 2025 à Doha. Ce dispositif international prévoit un contrôle strict des mouvements sur le terrain, incluant le gel immédiat des positions militaires et l’interdiction formelle de tout approvisionnement offensif. L’objectif est clair : empêcher toute tentative de modification du statu quo qui pourrait fragiliser la confiance entre les parties et compromettre la sécurité des populations civiles.

Une surveillance internationale accrue

Pour garantir la pérennité de cet engagement, la Mission de l’ONU en RDC (Monusco) joue un rôle central. Le déploiement des observateurs est déjà en cours, notamment dans la province du Sud-Kivu, pour veiller au respect des engagements pris par les belligérants. Le gouvernement congolais a d’ailleurs insisté sur le fait que toute action unilatérale visant à renforcer des positions militaires ou tout soutien extérieur aux groupes armés serait perçu comme une violation grave du processus. Pour Kinshasa, la réussite de cette initiative dépendra du respect strict de la souveraineté nationale et de l’intégrité territoriale du pays.

Sidoine
Sidoine observe, écoute et raconte l’Afrique telle qu’elle se vit au quotidien. Sur Afrik.com, il mêle récits, portraits et analyses pour donner chair aux événements et aux débats qui animent le continent
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