RDC : l’appel à l’aide des déplacés du Nord-Kivu commence à être entendu

Depuis le mois de mai, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) se livrent une guerre sans merci dans le Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC. A Kibumba, à 30 km de la capitale provinciale, l’armée congolaise et la population cohabitent cordialement.

La guerre dans le Nord-Kivu est toujours d’actualité. Depuis le mois de mai, les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et les mutins du Mouvement du 23 mars (M23) se livrent une guerre sans merci. Cela n’empêche pas l’entente cordiale entre l’armée congolaise et la population à Kibumba, localité située à 30 km de Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu, dans l’Est de la RDC.

Kibumba se situe à seulement 500 mètres de la ligne de front du Nord-Kivu. La ville attise la convoitise des mutins du M23 qui se trouvent dans leur camp de base à Rutshuru, derrière les collines. Ce climat de tensions n’altère pas l’harmonie qui règne entre les FARDC et la population, comme en témoigne Olivier Amuli, porte-parole des opérations de l’armée congolaise dans la province.

Début de l’aide en faveur des populations locales

Une certaine forme d’accalmie est à noter actuellement sur la ligne de front. Les deux parties campent sur leurs positions. Les déplacés de guerre sont regroupés dans un campement à Ndosho où l’eau est une denrée rare au point de risquer sa vie pour s’en procurer. Ce qu’explique Elisabeth Kadenge, coordonnatrice d’une ONG. Le mercredi 18 septembre, l’agence des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé un appel de fonds d’un montant de 40 millions de dollars pour venir en aide aux déplacés de ce conflit.

Pour résoudre cet épineux problème, la Monusco, la Mission de l’ONU en RDC, a installé trois citernes de 15 mètres cubes. La gestion de celles-ci est confiée à une ONG locale qui commercialise l’eau à bas prix. Une solution, en demi-teinte, qui ne règle donc qu’à moitié le problème, souligne Salomon Tshiruza Ka, vice-président du projet.

Afin de protéger la population civile, la Monusco effectue des patrouilles terrestres à Goma et lacustres, sur le Lac Kivu. Les FARDC, eux-mêmes, sont formées pour faire face aux forces négatives.

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