Présidentielle en Guinée : le général Konaté convoque les électeurs le 27 juin

C’est désormais irréversible. Les Guinéens se rendront aux urnes le 27 juin, pour participer au scrutin présidentiel. Le décret présidentiel convoquant le corps électoral a été diffusé jeudi soir sur les antennes de la RTG, la radio télévision guinéenne.

Notre correspondant en Guinée

Par décret présidentiel, les élections par lesquelles les Guinéens choisiront leur prochain chef d’Etat se tiendront le 27 juin. Un autre décret du président de la transition, Sékouba Konaté, a fixé la date d’ouverture et de clôture de la campagne respectivement aux 17 mai et 26 juin prochain.

Pour le respect et l’application correcte des présentes décisions, le général Konaté a invité le président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), les ministres de l’Administration du Territoire et des Affaires politiques, de la Justice et Garde des Sceaux, de la Sécurité et de la Protection Civile, de l’Information, de l’Economie et des Finances, de la Décentralisation et du Développement Local. Sans oublier le président du conseil national de la Communication, organe de régulation des médias en Guinée.

Cette nouvelle réjouit plus d’un Guinéen. Ainsi, un jeune fonctionnaire, fidèle au sentiment général, nous confiait après avoir entendu cette information que « Konaté est un soldat d’honneur ». « Je suis content qu’il ait fait ces décrets pour convoquer les électeurs, et fixer le lancement de la campagne électorale. Il faut qu’on sorte de cette transition maintenant, car tout est bloqué dans le pays… », a-t-il ajouté.

La série de décrets, promulgués par le président de la transition, intervient au lendemain de la cérémonie officielle de remise à Conakry du rapport général sur le diagnostic et l’évaluation des services de défense et de sécurité. Cérémonie au cours de laquelle le général Sékouba Konaté avait réitéré sa détermination à organiser l’élection présidentielle à la date convenue. Il avait même mis à profit l’occasion pour mettre en garde son entourage immédiat et ses proches collaborateurs contre toute velléité de retarder cette échéance électorale.

D’autre part, il reste au président de la transition d’adopter par ordonnance la nouvelle constitution faite par le Conseil national de la transition.

A quelques jours de l’ouverture officielle de la campagne électorale, beaucoup d’observateurs redoutent des débordements politiques, au vu des vives tensions qui existent déjà entre des partis rivaux en lice.