
Les choses se corsent pour Umaro Sissoco Embaló. Alors que l’ancien président avait annoncé son retour à Bissau le 4 octobre pour participer à la présidentielle prévue le 6 décembre, le Haut Commandement militaire affirme que les conditions de sécurité ne sont pas réunies pour garantir son retour.
Dans un communiqué publié jeudi 1er octobre, le Haut Commandement militaire pour le rétablissement de la sécurité nationale et de l’ordre public a annoncé que le retour d’Umaro Sissoco Embaló ne pouvait pas être garanti dans les conditions actuelles.
L’autorité militaire affirme avoir examiné la situation politique, sociale et sécuritaire du pays avant de prendre cette décision. Elle assure que celle-ci repose exclusivement sur des impératifs de sécurité nationale, de préservation de l’ordre public et de prévention de toute situation susceptible de menacer la stabilité du pays.
Le Haut Commandement rappelle également que les restrictions instaurées pendant la transition politique restent en vigueur, notamment celles concernant les manifestations, rassemblements et attroupements à caractère politique.
Embaló maintient le cap
Cette décision intervient quelques jours après l’annonce par l’ancien chef de l’État de son retour au pays. Le 28 septembre, Umaro Sissoco Embaló avait annoncé qu’il regagnerait la Guinée-Bissau le 4 octobre et qu’il serait candidat à la prochaine présidentielle. Il entendait ainsi reprendre part au processus politique après plusieurs mois d’exil.
Après l’annonce du Haut Commandement militaire, l’ancien président a réagi sur sa page Facebook par un message consacré à la paix. Il n’a pas, dans ce message, annoncé le retrait de sa candidature.
Une présidentielle dans un contexte de transition
La situation intervient alors que la Guinée-Bissau se prépare à retourner aux urnes. Les élections présidentielle et législatives sont programmées le 6 décembre, après le coup d’État du 26 novembre 2025 qui avait interrompu le processus électoral précédent.
L’annonce de la candidature d’Embaló avait donc placé son retour au centre de l’actualité politique. Mais le refus actuel des militaires de garantir son entrée sur le territoire pose désormais la question de la suite de sa participation au scrutin. Le communiqué du Haut Commandement ne prononce toutefois pas explicitement son exclusion de la présidentielle : il porte sur son retour en Guinée-Bissau et sur ses conditions sécuritaires.



