Piste d’atterrissage clandestine au Burkina Faso, ce que l’on sait

Armée du Burkina Faso
L'Armée du Burkina Faso

Les autorités burkinabè ont annoncé l’ouverture d’une enquête pour mettre en lumière les informations faisant état de l’existence d’une piste d’atterrissage clandestine. Celle-ci serait utilisée par des groupes armés terroristes dans le Nord du Burkina Faso.

Les groupes armés ne laissent plus de répit aux forces de défense et de sécurité du Burkina Faso, qu’ils mettent à rude épreuve. Alors que l’ancien Président Roch-Marc Christian Kaboré avait été évincé du pouvoir par les militaires putschistes qui lui reprochaient une insuffisance de résultats face à la menace terroriste, la junte peine à contenir la férocité des groupes terroristes qui dictent leurs lois dans le pays. Les attaques contre les forces de défense et de sécurité et même les civils se multiplient dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

Le pays des hommes intègres n’est plus un lieu sûr depuis quelque temps. Et pour tenter de faire baisser la pression exercée par les groupes terroristes, la junte au pouvoir a même tenté d’initier un dialogue avec les anciens dirigeants du pays. A ce titre, les anciens Présidents Blaise Compaoré et autre Roch-Marc Christian Kaboré ont même été convié à un dialogue dit de réconciliation, en vue d’instaurer un climat plus paisible. N’empêche, les attaques des groupes armés n’ont pas baissé d’intensité.

Alors que les autorités tentent de comprendre les raisons de la virulence des attaques terroristes, des révélations sont faites. Des informations circulent, faisant état de l’existence d’une piste d’atterrissage clandestine utilisée par des groupes armés terroristes dans le Nord du Burkina Faso. «Dès que nous avons appris cela, j’ai posé le problème au Commandement des Opérations du théâtre national (COTN), qui continue les investigations et cherche à comprendre», a déclaré, mercredi soir, Lionel Bilgo, porte-parole du gouvernement burkinabè, à l’issue du Conseil des ministres.

«J’avais déjà reçu les données bien avant la publication de cette information de la part d’une source confidentielle. Je l’avais également partagée avec les ministères en charge de la Défense et de la Sécurité et au COTN qui l’avaient bien réceptionnée», a poursuivi l’officiel, qui ajoute que «l’armée burkinabè avait certaines données ou certaines informations sur ce sujet-là». Le porte-parole du gouvernement a soutenu que les autorités militaires poursuivent «les recherches pour essayer de comprendre d’où vient cette piste d’atterrissage, d’abord si son existence est avérée ou pas».

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