On tire le sabre à Dakar

Les prochains championnats d’Afrique des nations d’escrime se dérouleront du 20 au 25 mars à Dakar avec la participation d’une dizaine de pays. Nation montante au sabre, le Sénégal entend ne pas faire de la figuration. Pour le président de la Fédération sénégalaise d’escrime, Abdoul Wahab Bâ, l’or ferait très bien l’affaire. Interview enthousiasmée.

Dakar sera la capitale africaine de sabre cette semaine, du 20 au 25 mars. En plus du Sénégal, pays hôte, et de l’Egypte, leader de la discipline sur le plan continental, la Tunisie, l’Algérie, le Mali, le Togo, le Burkina Faso, le Niger, l’Afrique du Sud seront présents lors de ces championnats d’Afrique de sabre. Le Cameroun et le Togo sont invités en qualité d’observateurs. Le Sénégal entend remettre en cause la suprématie égyptienne.

Afrik : Quelles sont vos ambitions pour ces Championnat d’Afrique du sabre ?

Abdoul Wahab Bâ : L’or ! Aux derniers championnats, nous nous sommes contentés du bronze. Et comme cela se passe à Dakar, il faut viser l’or. Pour nous, l’argent signifie accident de parcours ! Le Sénégal commence à être une grande nation du sabre. Il nous faut donc des ambitions conséquentes.

Afrik : Vous êtes donc fin prêts…

Abdoul Wahab Bâ : Oui ! Mais demain (20 mars 2002), c’est un combat qui commence : le congrès électif. Nous renouvellerons le président et tous les bureaux exécutifs. Ce seront donc des négociations de couloirs et des tractations. Il y a l’actuel président, l’Algérien Abderrahmane Lamari, et les présidents des fédérations de l’Egypte et de la Tunisie qui se présentent à la présidence de la Confédération africaine d’escrime.

Afrik : Et vous, vous allez voter pour qui… ?

Abdoul Wahab Bâ : (Rires) Je ne sais pas ! Après le congrès, place au sport ! C’est à ce niveau que nous intervenons.

Afrik : Concrètement, quelles sont vos possibilités ?

Abdoul Wahab Bâ : Dans le sabre féminin, nous avons notre principal atout : Mame Couraye Guèye, 64e mondiale, et une autre jeune plein de talent. Il y a aussi deux jeunes garçons, qui étaient en stage en France, très doués. Nos chances sont intactes et la discipline est très ouverte. Que le meilleur gagne.

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Le Sénégal à la pointe du fleuret