Nigeria : plus de 80 morts dans l’Extrême-Nord

Plus de 80 personnes ont été tuées, dimanche, par une série d’explosions dans la région de Maiduguri, la capitale de l’Etat du Borno, au nord-est du Nigeria.

Alors qu’aucun bilan n’était encore donné à la suite des trois explosions signalées, dimanche 20 septembre 2015, dans la capitale de l’Etat du Borno, Maiduguri, au nord-est du Nigeria, ce sont finalement au moins 81 personnes qui sont mortes dans les attentats perpétrés dans cette localité et dans les déflagrations causées par deux bombes sur un marché de Monguno, à 135 km de la ville.

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Une des trois bombes qui ont explosé à Maiduguri, vers 19h30, est l’œuvre d’un kamikaze, dans une mosquée, à Ajilari, où a Au total, près de 54 personnes sont mortes et 90 blessés, selon la police. Deux autres bombes ont tué 27 personnes et fait 62 blessés sur un marché de la localité de Monguno, selon des habitants, rapporte Reuters.

Des attentats non revendiqués

Ces attentats n’ont pour l’instant pas été revendiqués. Maiduguri est le fief historique de la secte islamiste Boko Haram. Mohamed Yusuf fonde, en 2002, Boko Haram dans cette capitale de l’Etat du Borno. Le nouveau Président du Nigeria, Muhammadu Buhari, arrivé au pouvoir le 29 mai dernier, a promis d’éradiquer la secte islamique.

Les rebelles avaient alors redoublé le cycle des attentats, notamment dans la capitale de l’Etat de Borno, frappée quasiment toutes les semaines. Depuis la nouvelle offensive de l’armée nigériane lancée il y a près d’un mois, les attaques de Boko Haram ont diminué au Nigeria et dans les pays voisins. La ville n’avait pas été touchée depuis fin juillet.

Une coalition régionale de 8 700 soldats, la Force d’intervention conjointe multinationale (MNJTF), originaires du Nigeria, du Tchad, du Cameroun, du Niger et du Bénin, est en train de se déployer pour mettre un terme aux exactions de l’organisation extrémiste. Depuis 2009, elle aurait provoqué la mort de 15 000 personnes et la fuite de deux millions de Nigérians.