Nigeria : le point sur la fermeture des frontières terrestres

La fermeture des frontières terrestres du Nigeria avec ses pays voisins, intervenue le 20 août dernier, n’est pas sans conséquence sur le quotidien des populations nigérianes, avec notamment le prix du riz, l’aliment de base du pays, qui a augmenté. Le point sur cette mesure.

Le  service de la douane (NCS) du Nigeria affirme avoir saisi pas moins de 1072 véhicules qui essayaient d’entrer dans le territoire nigérian par des voies illégales. D’après le porte-parole Joseph Attah, une saisie de 19 000 sacs de riz étranger et 4 765 de bidons d’essence Jerry a été opérée. Des munitions ont été aussi saisies et 317 suspects ont été arrêtés, selon les informations rapportées par Premuin Time.

A cette liste s’ajoutent 131 sacs d’engrais NPK susceptibles d’être utilisés dans la fabrication d’engin explosif. Plus de 146 immigrants en possession de faux documents ont été aussi arrêtés. La fermeture des frontières terrestres avec les pays voisins permet certes de contrôler la menace de contrebande et d’immigrants illégaux, elle a toutefois des conséquences sur la vie des Nigérians. En effet, au Nigeria, le prix du riz a augmenté. Le sac de riz de 50 kg qui autrefois était vendu à 14 500 nairas est passé à 27 000 nairas et peut bien augmenter jusqu’à 50 000 nairas si rien n’est fait avant décembre.

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Cette hausse signifie clairement que pour le moment, le Nigeria n’est pas prêt à produire la quantité de riz suffisante pour le pays. Selon un négociant de riz dans l’Etat d’Anambra, « de nombreuses familles sont mécontentes de la hausse des prix du sac de riz. D’après un expert, le gouvernement n’a pas mis en place des plans adéquats avant de passer à la fermeture des frontières. Ce qui ne fait qu’aggraver la souffrance des Nigérians ».