
Les tarifs des vols vers le Maghreb enregistrent un net recul en ce début d’année 2026. Le L’Algérie, le Maroc et la Tunisie affichent des baisses significatives, rendant ces destinations encore plus attractives pour les touristes français. Cette tendance s’inscrit dans un contexte de détente des prix du transport aérien, marqué par une concurrence accrue entre compagnies et un ajustement des capacités après les pics post-pandémie.
Billets d’avion vers le Maghreb : des baisses à deux chiffres
D’après les dernières données du baromètre Digitrips/L’Écho touristique, basé sur plus de 134 000 réservations effectuées en classe économique sur le marché français, les prix des billets d’avion ont diminué en moyenne de 3,4% en janvier 2026 par rapport à janvier 2025. Une tendance déjà amorcée en décembre. Le Maghreb se distingue particulièrement. Le Maroc est la deuxième destination étrangère préférée des Français derrière l’Espagne.
Le royaume affiche la baisse la plus spectaculaire : le prix moyen d’un aller-retour s’établit à 282 euros, soit une chute de 16% sur un an. La Tunisie suit avec un tarif moyen de 278 euros (-11%), tandis que l’Algérie atteint 281 euros (-10%). Ces diminutions s’expliquent notamment par une augmentation des capacités aériennes vers l’Afrique du Nord, une stratégie tarifaire offensive des compagnies low cost et le retour en force des transporteurs nationaux sur ces marchés très concurrentiels.
Des vols vers l’Algérie, le Maroc, la Tunisie plus accessibles
Plusieurs facteurs contribuent à cette baisse des prix des billets vers le Maghreb. D’abord la concurrence accrue entre compagnies traditionnelles et low cost (Ryanair, Transavia, Air Arabia, Royal Air Maroc, Tunisair, Air Algérie). Ensuite la hausse de l’offre de sièges pour capter la demande touristique et les flux de la diaspora maghrébine. Puis vient la stabilisation du prix du carburant aérien, après les fortes fluctuations observées en 2022 et 2023. Sans compter les stratégies commerciales agressives en basse saison pour maintenir des taux de remplissage élevés.
L’Algérie cherche à dynamiser son attractivité en simplifiant progressivement certaines procédures de visa. Le Maroc, de son côté, bénéficie d’une politique active de développement touristique. Le pays ambitionne d’accueillir plus de 17 millions de visiteurs en 2026, soutenu par des investissements massifs dans l’hôtellerie, les infrastructures et la promotion internationale. La Tunisie, pour sa part, mise sur un repositionnement vers un tourisme plus diversifié, tandis que
Afrique de l’Ouest : la CEDEAO fait baisser les taxes aériennes
En dehors du Maghreb, d’autres destinations affichent des replis significatifs. La Côte d’Ivoire voit leurs tarifs baisser de 10%, tout comme le Sénégal (-9%). À l’inverse, certaines routes connaissent des hausses. La Réunion (+7%), l’Égypte enregistre également des augmentations modérées. Parallèlement, une réforme entre en vigueur depuis le 1er janvier 2026 dans l’espace de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Les chefs d’État ont adopté un Acte additionnel supprimant les taxes sur le transport aérien intra-communautaire et réduisant de 25% les redevances de sécurité et frais passagers. Cette décision pourrait transformer durablement le marché régional. En Afrique de l’Ouest, les taxes représentent parfois jusqu’à 40% du prix final d’un billet. Leur suppression vise à stimuler la mobilité, encourager le tourisme régional et renforcer l’intégration économique.
Le Maghreb confirme son statut de destination stratégique
Un mécanisme régional de surveillance a également été prévu afin de contrôler l’application effective de ces mesures et d’évaluer leur impact sur les prix. La réforme ouest-africaine s’inscrit dans la dynamique du Marché unique du transport aérien africain (MUTAA), porté par l’Union africaine pour libéraliser progressivement le ciel du continent. Si sa mise en œuvre reste inégale, certaines initiatives nationales ont déjà produit des effets positifs sur le trafic aérien.
En réduisant les barrières tarifaires et en harmonisant les politiques fiscales, plusieurs pays africains cherchent à renforcer leur connectivité et à attirer de nouveaux opérateurs. En attendant, le Maghreb confirme son statut de destination stratégique pour le marché français. Proximité géographique, diversité culturelle, climat attractif et désormais prix plus compétitifs. Autant d’atouts qui pourraient renforcer encore les flux touristiques entre la France et l’Afrique du Nord au cours de l’année.





