Maurice : seul étendard africain à la fête Internet cannoise


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Drapeau du l'Ile Maurice
Drapeau du l'Ile Maurice

Comme à l’accoutumée, l’Afrique reste largement absente du grand rendez-vous mondial de l’Internet et du CD Rom. Parmi les 800 exposants du Marché international des contenus interactifs (MILIA) de la ville française de Cannes, une seule entreprise représente le continent. Mauritius Export Development and Investment Authority parie sur le faible coût de ses techniciens.

L’Afrique est le parent pauvre de l’Internet mondial. Pour s’en convaincre, il suffit de regarder la liste des exposants du 8ème Marché international des contenus interactifs. Depuis dimanche et jusqu’à mercredi, Cannes se fait le l’hôte des acteurs mondiaux de l’Internet et du CD rom. Mauricius Export Development and Investment Authority (MEDIA), seul exposant africain de la manifestation, explique sa présence au salon par une volonté affirmée de l’Etat mauricien de créer, avec l’informatique et les services, après le textile, un deuxième miracle économique dans l’île. Entre une main d’oeuvre qualifiée à moindre coût et une fiscalité attractive pour les investisseurs étrangers, Sanjay Bhunjun, assistant manager de la MEDIA, rapporte à Afrik, les atouts d’une politique de séduction en campagne.

Afrik.com : Vous êtes les seuls exposants africains du MILIA. Que venez-vous chercher dans une telle manifestation ?

Sanjay Bhunjun : C’est la quatrième année consécutive que nous participons au salon. Maurice est déjà connue comme une bonne destination touristique et pour le dynamisme de son industrie textile. La chose est moins vraie pour notre secteur informatique et multimédia. Notre présence au MILIA correspond à un engagement du gouvernement à promouvoir l’île en ce sens. Après le textile, l’Etat souhaite créer un deuxième miracle économique avec ses nouveaux secteurs de pointe.

Afrik : Quels sont les attraits de l’île pour les investisseurs étrangers dans le domaine des nouvelles technologies ?

S.B : Maurice bénéficie de plusieurs atouts pour attirer les investisseurs. D’une part nous disposons d’une main-d’oeuvre qualifiée, bilingue (français/anglais. Ndlr) et surtout trois à quatre fois moins chère qu’en Europe (2 000 à 3 000 FF pour un programmateur HTML). De plus nous bénéficions de compétences de haut niveau avec les consultants ou les chefs de projet indiens venus travailler sur l’île.

D’autre part, les atouts concurrentiels de Maurice résident dans les différentes incitations fiscales du pays. Un taux d’imposition de 1,5 à 15%, 6% de cotisations sociales ou l’exemption des droits de douanes sur les équipements constituent une partie des avantages fiscaux dont peuvent bénéficier toutes les entreprises qui désirent s’installer sur l’île.

Afrik : L’île Maurice affiche une forte volonté de devenir un pôle de développement important pour les Nouvelles Technologies. Peut-elle réussir seule dans son entreprise?

S.B : Maurice travaille en étroite collaboration avec l’Inde pour le développement des nouvelles technologies sur l’île. L’Inde va d’ailleurs financer la création d’une prochaine « cyber city », une sorte de Silicon Valley, dans l’archipel. Au-delà du simple financement, nous bénéficierons également de leur expertise pour former nos futurs techniciens.

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