Maroc : procès de la fille séquestrée, tatouée et violée

Au Maroc, le procès en appel de l’affaire Khadija ou de « la fille du tatouage » a été reporté au 24 décembre prochain. Ils sont au total 12 mis en cause, inculpés pour « traite d’être humain, viol, enlèvement et séquestration ».

Le 24 décembre prochain, les douze personnes mises en cause dans l’affaire Khadija ou de « la fille du tatouage », et inculpés pour « traite d’être humain, viol, enlèvement et séquestration », seront fixés sur leur sort. Selon les journaux marocains, la décision de report de l’audience intervient suite à une requête de la défense. Khadija a sollicité cette permission pour poursuivre ses séances médicales afin d’enlever les tatouages de tout son corps. A l’en croire, elle a déjà enlevé le tatouage griffé au niveau de son cou avec le nom de « Azzeddine ».

Les faits remontent à 2018, alors que la jeune fille de 17 ans kidnappée, a été séquestrée et violée pendant deux mois par des jeunes de son village d’Oulad Ayad, près de Beni Mellal. Dans une vidéo devenue virale, elle montrait ses blessures, ses tatouages parfois obscènes et ses brûlures de cigarette sur une bonne partie de son corps. L’affaire avait fait la une des médias nationaux et internationaux.

Ces faits semblent récurrents au Maroc. En effet, un acte similaire a été récemment évoqué au royaume, où une jeune fille de 15 a subi les mêmes sévices. Son bourreau, lui, court toujours. Une jeune fille habitant Ksar El Kébir était en effet retenue contre sa volonté pendant plusieurs semaines. Lorsque son kidnappeur a appris que des recherches étaient menées pour tenter de retrouver la fille, il a relâché sa victime et s’est évaporé dans la nature.

Mohamed Taib Bouchiba, coordinateur régional de l’association « Touche pas à mon enfant » avait révélé que le suspect avait non seulement kidnappé la fille mais aurait aussi abusé d’elle. Mis à part le fait qu’il l’a mise enceinte, le kidnappeur aurait « tatoué son prénom sur l’une de ses mains, en plus de la contraindre à prendre des pilules narcotiques ».

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