Maroc : les transporteurs en grève pour 72 heures ?

Rien ne va plus dans le pays dirigé par Mohammed VI. Déjà ce dimanche, des milliers de personnes étaient descendues dans les rues pour manifester contre la vie chère. L’on apprend que les transporteurs pourraient aller en grève à compter de ce lundi, pour une durée de 72 heures.

La vie devient de plus en plus chère au royaume chérifien et les Marocains commencent à perdre patience. Ce dimanche, le peuple a crié son ras-le-bol face une situation qu’il juge scandaleux : une augmentation des prix de certains produits qui commence à étouffer le peuple.

Ils étaient ainsi des milliers de personnes à descendre dans les rues de Rabat, ce dimanche 22 septembre, pour manifester contre la « vie chère » et le gouvernement islamiste d’Abdelilah Benkirane. Les manifestants étaient composés de travailleurs et des familles, mais aussi de beaucoup de jeunes, qui avaient répondu à l’appel du syndicat UGTM, proche de l’Istiqlal. Ce mouvement venait en riposte à la récente augmentation des prix des carburants ou encore du lait. Ce rassemblement, qui s’est déroulé dans le calme, pourrait marquer le coup d’envoi de diverses mobilisations sociales dans le royaume chérifien. En effet, les transporteurs, en première ligne, ont ainsi menacé d’entreprendre une grève de 72 heures à compter de ce lundi 23 septembre, si leurs revendications ne sont pas satisfaites.

Une menace qui, si elle est mise à exécution, pourrait conduire à une paralysie du système des transports au Maroc, avec sa vague de conséquences sur l’économie du pays. Le Maroc traverse une période assez mouvementée. Il y a près d’un mois, l’affaire du pédophile Daniel Galvan, libéré, alors qu’il avait abusé de onze enfants, défrayait la chronique et avait poussé le peuple dans les rues. L’arrestation mardi dernier du journaliste Ali Anouzla du quotidien en ligne Lakome, avait fini par faire sortir les journalistes dans les rues pour dire leur indignation. Aujourd’hui, le gouvernement devra faire face à un début de contestation du peuple qui n’en peut plus de voir impuissant le prix des denrées augmenter de façon récurrente.