Mali : le JNIM attaque un camp militaire à San, au moins 12 soldats tués


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Forces armées maliennes
Les Forces armées maliennes

Une attaque attribuée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) a visé, dimanche 9, août le principal camp militaire de San, dans le centre du Mali. Au moins 12 militaires maliens ont été tués et du matériel militaire aurait été emporté, selon les informations rapportées après l’assaut.

Le principal camp des Forces armées maliennes (FAMa) à San a été pris pour cible, dimanche matin, par des combattants du JNIM. Selon les témoignages recueillis après les affrontements, les assaillants sont arrivés à motos et à pied. Certains auraient porté des uniformes similaires à ceux de l’armée malienne afin de se faire passer pour des alliés.

Des combats près du camp militaire

L’attaque a été revendiquée par le JNIM. Dans un communiqué, l’armée malienne a, pour sa part, évoqué une « tentative d’attaque » contre son emprise militaire. Les échanges de tirs ont commencé aux premières heures de la matinée et se sont poursuivis pendant plusieurs heures. Un habitant cité dans le récit des événements a indiqué que les premiers tirs avaient été entendus vers 5 heures du matin, alors que des habitants se préparaient à se rendre à la mosquée.

Selon son témoignage, les tirs se sont poursuivis jusqu’à environ 6 heures, avant de cesser vers 7 heures. Les combats se seraient déroulés à une distance comprise entre 200 et 300 mètres du camp militaire. Des habitants ont également rapporté que certains assaillants avaient réussi à pénétrer dans l’enceinte militaire avant de repartir. D’autres auraient pris la fuite en direction de la forêt ou trouvé refuge dans des habitations.

Au moins 12 militaires tués

Le bilan communiqué dans les informations disponibles fait état d’au moins 12 militaires maliens tués. Le sort de plusieurs autres soldats restait incertain au moment des premières informations faisant état de l’attaque. Après les affrontements, l’armée a affirmé avoir repris le contrôle du camp. Un fonctionnaire de San cité dans le récit a toutefois précisé que cette reprise de contrôle était intervenue après le départ des combattants.

Les habitants avaient été invités à rester à leur domicile pendant plusieurs heures avant d’être autorisés à reprendre leurs activités. L’assaut aurait également permis aux combattants du JNIM d’emporter du matériel militaire. Le nombre exact d’équipements concernés n’a pas été précisé dans les éléments disponibles.

Une attaque dans un contexte de violences régulières

Cette offensive intervient alors que les forces maliennes font régulièrement face à des attaques de groupes armés dans plusieurs régions du pays. Le JNIM, affilié à Al-Qaïda, revendique régulièrement des opérations contre les positions et les convois des forces de sécurité maliennes. Fin juillet, une attaque contre un convoi des FAMa avait déjà été signalée dans la région de Gao.

Le convoi, qui circulait entre Anéfis et Gao, avait été pris pour cible le 18 juillet dans la zone de Tabrichat. Plusieurs sources avaient alors fait état de soldats capturés après les combats. Des images attribuées au JNIM avaient circulé après les affrontements de Tabrichat. Elles montraient des militaires désarmés sous le contrôle d’hommes armés. Des sources sécuritaires maliennes citées dans le texte initial avaient affirmé que certains soldats capturés avaient ensuite été exécutés.

Des accusations après l’attaque de Tabrichat

Le Front de libération de l’Azawad (FLA), également impliqué dans l’attaque de Tabrichat selon plusieurs sources, avait affirmé avoir capturé une vingtaine de militaires maliens. Le mouvement avait également déclaré détenir d’autres soldats capturés lors d’opérations précédentes. Les autorités maliennes n’avaient pas publiquement confirmé les accusations d’exécution liées à cette précédente attaque.

Dans un communiqué publié le 18 juillet, l’état-major des FAMa avait indiqué que des frappes aériennes avaient permis au convoi de poursuivre sa progression vers Gao, sans communiquer de bilan humain. À San, l’attaque du 9 août constitue une nouvelle offensive contre une position militaire malienne. Les autorités militaires ont indiqué contrôler à nouveau le camp après le retrait des assaillants.

Alioune Diop
Une plume qui balance entre le Sénégal et le Mali, deux voisins en Afrique de l’Ouest qui ont des liens économiques étroits
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