
Le gouvernement malien de transition a annoncé, jeudi 4 juin 2026, une récompense financière pouvant atteindre 2 milliards de francs CFA pour toute information permettant l’arrestation ou la neutralisation de plusieurs dirigeants du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (JNIM) et du Front de Libération de l’Azawad (FLA).
Le Mali adopte une nouvelle stratégie dans sa lutte contre les groupes armés qui défient l’autorité de l’État. Dans un communiqué lu sur les antennes de la télévision nationale ORTM ce jeudi, le ministère de la Sécurité et de la Protection civile a annoncé la mise en place d’un système de récompenses destiné à encourager la population à fournir des renseignements sur plusieurs figures recherchées du terrorisme et de la rébellion armée.
Selon le communiqué consulté par Afrik.com, les primes proposées varient entre 500 millions et 2 milliards de francs CFA en fonction de l’importance des informations fournies et du profil des personnes recherchées. Parmi les principaux responsables visés figurent Iyad Ag Ghaly, chef du JNIM, Hamadoun Kouffa, dirigeant de la Katiba Macina, ainsi que Seidane Ag Hitta. Du côté du Front de Libération de l’Azawad, les autorités recherchent notamment Alghabass Ag Intallah et Bilal Ag Acherif.
Le gouvernement affirme que ces individus sont activement recherchés pour « leur implication présumée dans la planification, l’organisation et l’exécution d’actes ayant porté atteinte à la sécurité des personnes et des biens sur le territoire malien ». Les autorités invitent ainsi les populations à faire preuve de vigilance et à collaborer avec les forces de défense et de sécurité.
Une alliance tactique entre le JNIM et le FLA
Le Mali est en proie à des attaques terroristes depuis plusieurs années. Fin avril 2026, une alliance tactique entre le JNIM, affilié au réseau Al-Qaïda, et le Front de Libération de l’Azawad a été rendue publique. Cette coopération a donné lieu à plusieurs opérations coordonnées contre des positions stratégiques de l’armée malienne.
Les attaques ont notamment visé Bamako, Kati ainsi que plusieurs localités du nord du pays. Selon les informations rapportées par les autorités et les médias locaux, le ministre malien de la Défense, le général Sadio Camara, a trouvé la mort le 25 avril lors d’une attaque menée contre sa résidence à Kati. Les assauts simultanés contre des installations militaires ont également contribué à fragiliser le dispositif sécuritaire de l’État dans plusieurs régions.
Parallèlement, les combattants du FLA ont repris le contrôle de certaines zones stratégiques du nord, notamment la ville de Kidal, symbole des revendications autonomistes touareg depuis plusieurs décennies.




