Mali : le désaccord persiste entre la CEDEAO et l’ex-junte

Quel président intérimaire pour le 22 mai prochain ? Difficile actuellement de répondre à cette question. Pour le moment les négociations entre les CEDEAO et l’ex junte butent. Les deux émissaires de l’organisation sous régionale à savoir le Burkinabé Djibril Bassolé et l’Ivoirien Adama Bictogo seront de retour ce Mardi à Bamako pour trouver un accord avec les militaires devant aboutir à la désignation du futur président de la transition.

La situation politique au Mali est dans l’impasse. A une semaine de la fin du mandat du président intérimaire Dioncounda Traoré, on ne sait pas qui va diriger la nouvelle transition qui doit en principe être mise en place la semaine prochaine. Les négociations entre l’ex-junte et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’ouest Cedeao butent. Djibril Bassolé le chef de la diplomatie burkinabè et Adama Bictogo le ministre ivoirien de l’intégration seront de retour à Bamako le mardi pour poursuivre les discussions avec l’ex-junte. Objectif ? Trouver le nom du futur président qui doit diriger la période de transition le 22 mai prochain.

Blocage

Et c’est le nom de ce futur président intérimaire qui constitue actuellement la pomme de discorde entre l’organisation sous régionale et le comité nationale pour la restauration de la démocratie et le redressement de l’Etat (CNRDRE). En effet, les partisans de l’ex-junte souhaitent voir leur leader, le capitane Amadou haya Sanogo, remplacer le président intérimaire, Dioncounda Traoré. Alors que celui-ci est le favori de la Cedeao qui souhaiterai qu’il reste au pouvoir pour une période d’un an.

Pendant ce temps, les chefs d’état-major de la Cedeao se réunissent ce lundi 14 mai à Abuja, au Nigeria, pour envisager les modalités de déploiement des troupes ouest-africaines au Mali et en Guinée-Bissau.
De leur côté, les élèves et étudiants ont repris ce lundi le chemin de l’école. Des écoles qui avaient été fermées suite aux évènements du 30 avril dernier causant la mort de deux étudiants.

En attendant, à Gao, dans le nord du pays, le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA) et Ansar Dine poursuivent leurs négociations pour aboutir à un rapprochement entre les deux mouvements rebelles touaregs du nord du Mali.

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