Libye : un chef rebelle inculpé dans l’attentat de Benghazi contre l’ambassade des Etats-Unis

Une personne soupçonnée d’être à l’origine de l’attentat contre l’ambassade américaine à Benghazi, le 11 septembre 2012, a été inculpée mardi par le ministère de la Justice. Cette attaque qui avait provoqué un grand-remue-ménage à la Maison Blanche a fait quatre morts, dont l’ambassadeur des Etats-Unis, Christopher Stevens.

La justice américaine avance pas à pas sur le dossier épineux de l’attentat de Benghazi. Ahmed Khattala, l’un des chefs du groupe rebelle soupçonné d’être le cerveau de cette attaque contre l’ambassade des Etats-Unis en Libye, survenue le 11 septembre 2012, a été inculpé mardi, a annoncé le ministère de la Justice. Pour le moment, il s’agit de la première inculpation dans cet attentat qui a provoqué la mort de quatre personnes, dont l’ambassadeur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stevens, rapportent les médias américains. Pour le moment l’enquête est toujours en cours a souligné le ministère de la Justice.

Remous à la Maison Blanche

L’attaque survenue suite à la diffusion du film islamophobe L’Innocence des musulman causant la mort de l’ambassadeur des Etats-Unis et de quatre agents américains, a provoqué des remous à la Maison Blanche. D’autant qu’elle s’est déroulée le 11 septembre 2012, date choisie par les auteurs de l’attaque en référence aux attentats du 11 septembre 2001 contre le Wall Trade Center, à New York. L’opposition républicaine s’est alors saisie de l’affaire pour tacler l’administration de Barack Obama qui était alors en pleine campagne pour briguer un second mandat à la tête du pays.

Failles sécuritaires

Face aux attaques virulentes des Républicains qui ont dénoncé des failles dans la sécurisation des intérêts du pays, Barack Obama avait, le 16 octobre 2012, assumé toutes ses responsabilités lors d’un débat télévisé l’opposant à son rival, Mitt Romney, diffusé sur les plus chaînes américaines. « Je suis le Président et je suis toujours responsable », avait déclaré l’occupant actuel de la Maison Blanche. La veille, l’ex-secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton, s’était également excusée sur CNN : « J’assume la responsabilité de ce qui s’est passé le 11 septembre en Libye ». Même si l’enquête semble évoluer, de nombreuses zones d’ombre persistent dans ce dossier.