Les secrets du livre arabe

Un site érudit à la portée de tous et à l’interface soignée : la Bibliothèque Nationale de France met en ligne un site consacré à son exposition sur  » L’art du livre arabe « , terminée en 2002. Une façon de prolonger le plaisir.

La Bibliothèque Nationale de France (BNF) a le bon goût de prolonger ses expositions sur Internet. Ainsi, l’exposition sur L’Art du livre arabe, qui a pris fin en 2002, s’offre une seconde vie sur le Web. Et c’est tant mieux : le site est remarquable. Pédagogique et hautement esthétique, ses pages se tournent comme celles d’un livre…

On y découvre toutes les subtilités de l’écriture et de la calligraphie arabes.  » Les inscriptions trouvées dans la péninsule arabique attestent de l’existence de l’écriture arabe dès le IIIème siècle « , explique le site.  » Peu pratiquée avant l’avènement de l’islam en Arabie au VIIème siècle, l’écriture connaît avec la révélation coranique un développement extraordinaire. Commune à l’ensemble du monde musulman, elle est investie d’une forte dimension symbolique et assume, outre une fonction utilitaire, un rôle éminemment décoratif.  »

Mille et une pages

Le site est d’un accès et d’une utilisation simplissimes mais toujours raffinés. Au gré d’une interface très agréable et soignée, on suit  » L’expo en images « , des  » Arrêts sur  » les matières, les écritures, les décors, les peintures, les reliures et les imprimés et des  » Gros plans  » sur les livres illustrés, décorés, reliés, ainsi que sur un traité d’astrologie à la mise en page interactive et sur Les Mille et une nuits. On y apprend que le célèbre recueil de contes est mentionné pour la première fois au Xème siècle.  » Anonyme, écrit en arabe, il s’est édifié sur un substrat indo-persan, enrichi de deux strates successives, le cycle de Bagdad et les récits égyptiens.  »

Chaque document photographié renvoie à une notice explicative et le site permet d’avoir accès à de petites merveilles du livre arabe, comme le Coran manuscrit du grand calligraphe Yaqût al-Musta’Simî, calligraphié à Bagdad en 1289. Agrémenté d’une chronologie, d’un glossaire et d’une bibliographie, le site de la BNF se lit comme un livre d’art…

Visiter le site.