Législatives 2011 au Gabon : l’opposition en ordre dispersé

L’union pour la nouvelle république(UPNR) de Louis Gaston Mayila participera aux législatives du 17 décembre prochain. L’annonce a été faite mardi dernier par Me Mayila lui-même, au cours d’une conférence de presse qu’il a donnée à sa résidence à Montagne Sainte, à Libreville.

L’opposition gabonaise est totalement divisée sur la question de la participation ou non aux législatives du 17 décembre 2011. Alors que le secrétaire général du Congrès pour la Démocratie et la Justice (CDJ), Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé a réaffirmé mercredi la décision de son parti et ses alliés de ne pas prendre part au scrutin de décembre prochain, au quartier Petit-Paris à Libreville, à Montagne Sainte, Louis Gaston Mayila de l’UPNR (parti membre d’une coalition de l’opposition) a annoncé officiellement la décision de sa formation politique de se mettre en lice pour ce scrutin.

Me Louis Gaston a expliqué que cette position de son parti ne doit pas être considérée comme une trahison envers le défunt Pierre Mamboundou, l’opposant historique décédé le 15 octobre dernier des suites d’une crise cardiaque. « Au cours des dernières réunions de l’opposition auxquelles a pris part le leader de l’UPG, j’ai toujours affirmé ma volonté de participer au scrutin de décembre prochain », a-t-il précisé.

« Nous ne partons pas à ces élections en victimes expiatoires », a souligné le leader de l’UPNR, invitant ses supporters à se battre dans la dignité, en vue de remporter le plus de siège possible au cours du scrutin du 17 décembre prochain.

Les partis politiques de l’opposition regroupés au sein de l’alliance pour le changement et la restauration (ACR) dont fait partie l’UPNR de Louis Gaston Mayila tiendront une réunion privée ce jeudi. La participation des autres partis membres de ce groupe au prochain scrutin serait à l’ordre du jour de la réunion. Comme on le voit bien, l’union sacrée de l’opposition qui, il y a quelques mois refusait la participation à ces législatives pour réclamer l’introduction de la biométrie dans le processus électoral, vole aujourd’hui en éclat, au grand bonheur du parti au pouvoir.